semaine 50

L'une ou l'autre chose que j'ai apprise de la vie, ces jours-ci

Pasta par Michel Noirret, le 05 novembre 2019

1) Boris Johnson va-t-il rater d’un cheveu le prix Nobel de Râteaux ?
Heureusement, un concurrent se propose de lui en faire prendre un bien plus grand le 12 décembre.
Le suspens demeure entier.

2) Françoise Giroud a écrit, il y a longtemps : « La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »
Nous avons, depuis peu et pour une durée indéterminée, une femme Première ministre. Là aussi, il suffira de patienter un peu pour être fixés.
Pour ce qui est de la future reine des Belges, dont nous avons appris l’existence officielle au cours d’un grand non-évènement national récent, (y a pas que le réchauffement climatique dans la vie !), le problème ne se posera pas. Incompétente ou pas, elle régnera. C’est ce qu’il y a de bien avec la monarchie, pas de prise de tête ou de questions inconvenantes.
En attendant : « Etre gouverné c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, commandé, par des êtres qui n’en ont ni le titre, ni la science, ni la vertu. Etre gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est, sous prétexte d’utilité publique, et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garroté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
P.J. Proudhon, idée générale de la révolution au XIXᵉ siècle, 1851.
Ça ne nous rajeunit pas.
Si, tout de même, dans nos riantes contrées, les gouvernements, jusqu’à nouvel ordre, ont mis de côté fusillade, mitraillage et, notamment, le garrotage depuis la disparition de Franco-la-muerte, ce n’est pas le cas pour nombre d’États plus exubérants que les nôtres.

3) Dans la Libre Belgique du 4/11, le dénommé Joachim Coens, élu du peuple professionnel, se fait engueuler. Il a proclamé que si les politiques n’arrivaient pas à se décider à former un gouvernement (pour notre plus grand bien, voir ci-dessus) il fallait nommer des experts qui conduiraient le pédalo national. Fureur de François Mathieu, éditorialiste, qui écrit, en substance : si les politiciens ne sont pas capables de faire eux-mêmes de la politique, à quoi bon les élire ?
Le bon sens même.
Lors des avant-dernières élections générales, la Belgique s’est retrouvée dans le même cas de figure qu’aujourd’hui. Ça a duré quelque chose comme un an et demi et tout s’est plutôt bien passé. On s’est même pas trop mal sortis de la catastrophe financière qui sévissait un peu partout ailleurs. Les « experts » qui palliaient les polytocards ont simplement pris des mesures techniques et non idéologiques pour en mettre plein la vue à leurs électeurs, ou encore satisfaire les « invisibles » qui alimentent leurs bonnes œuvres.
Donc, y a pas le feu à la gourde : quand on voit le niveau d’intelligence, la hauteur de vue dans le débat d’une Cieltje Van Achter, NVA, qui affirme que le PS veut que la NVA jette son programme politique à la poubelle, alors qu’elle préférerait évidemment que ce soit le PS qui jette le sien, on est peinards. Les élus du peuple professionnels ne sont pas près de s’entendre. Autant de gagné pour le citoyen qui n’en peut mais…
Tout de même, il y en a qui ne manquent pas de pugnacité, dans la catégorie « Courage ! Fuyons ! ». Ainsi l’amer Michel, déserteur, qui déclare : « S’accrocher à son programme électoral, c’est faire preuve d’un manque de courage ». Il a effectivement fait preuve d’une témérité exceptionnelle avec son célèbre  « Jamais avec la NVA !»

4) Les experts, dont il est question ci-dessus, même pas besoin de les faire venir ! ils sont là tout le temps : secrétaires généraux, directeurs d’administration, hauts fonctionnaires en général qui régissent le bordel ambiant, tous les jours, sans se montrer à la télé, afficher leur tête à claques sur les murs, ou tenir des discours écrits au Pipotron (célèbre générateur de phrases creuses, gratuitement accessible sur internet. Essayez-le et vérifiez vos capacités de Premier ministre).
Moralité : Virons les élus professionnels du peuple et tirons au sort les citoyens qui contrôleront le travail des experts.
Y a plus qu’à.

5) Dan Hunt, député démocrate de Boston a présenté un projet de loi visant à interdire d’utiliser le mot « Salope » sous peine d’amende. Pour « Connard », il n’a rien proposé.

Que le Monstre en Spaghetti Volant vous touche de son appendice nouilleux.
Ramen.

 

 

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