semaine 49

Mensonges

Edito par Jean Rebuffat

Photo officielle de Boris Johnson (libre de droits) centrée sur le visage

Il y a quelque chose d’étrange dans la nécessité où s’est trouvée Boris Johnson de démissionner. Je ne parle pas de son destin shakespearien qu’on détaille à qui mieux mieux dans tous les médias mais de la raison de l’hallali.

Ce qu’on n’a pas supporté chez Boris Johnson, ce n’est pas sa politique, ce n’est pas le Brexit, ce n’est pas sa vie privée, ce n’est pas sa façon d’avoir conquis le pouvoir, c’est qu’il n’a cessé de mentir, façon Nixon ou même Clinton par certains aspects. Mensonges sur les célèbres parties bien arrosées, mensonges sur ce qu’il sait de l’un ou de l’autre. Jupiter rend fou ceux qu’ils veut perdre; c’est exactement ce qui s’est passé. En réalité, à ce niveau de pouvoir, l’être humain perd souvent le sens commun et se prend à considérer comme négligeables les lois, écrites ou tacites.

Dans notre monde où le manichéisme et la caricature sont entretenus par les réseaux sociaux, le paraître surpasse l’être. Rien n’y personne n’y échappe, et certainement pas la vie politique. Le bashing est à la mode. Loin de moi l’idée de défendre le Premier ministre britannique: il porte une part de responsabilité personnelle dans l’aventure néfaste où le Royaume-Uni s’est engagée et sa politique est détestable. Il est cependant curieux et très révélateur de l’époque que ce ne sont pas ces deux raisons qui ont causé sa perte mais des mensonges somme toute mineurs par rapport à ceux que les partisans du Brexit avaient assénés.

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