semaine 27

Souvent virus varie

Edito par Jean Rebuffat, le 26 novembre 2021

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Facile à faire, certes un peu coûteux, l'autotest vous permet de vous rendre dans un lieu public en étant pratiquement sûr de ne contaminer personne. Photo © Jean Rebuffat

La course de vitesse entre le virus mutant et l’homo sapiens redémarre. Au moment où l’exponentielle accroissement des infections, et par conséquent des hospitalisations plus ou moins graves, entraîne un peu partout en Europe des mesures plus sévères qui suscitent l’ire parfois violente d’une petite partie des populations –  tout se crispe –, un nouveau variant, officiellement appelé B.1.1.529 et auquel on a attribué la lettre nu puis omicron –  tout va si vite –, a fait son apparition en Afrique du Sud et envahit déjà la planète. Un cas a déjà été signalé en Belgique, une cinquantaine en Allemagne rien que parmi les passagers d'un seul avion.

Or les variants qui s’imposent sont évidemment plus dangereux que ceux qu’ils remplacent, on l’a bien vu avec le delta, quatre fois plus contagieux que le virus originel. (On frémit à l’idée que celui-ci aurait pu avoir la violence de l’actuel du premier coup.) La conséquence est que le vaccin n’arrive pas à garantir l’immunité collective. Du coup il suscite des doutes. On aura beau répéter qu’il est malgré tout efficace, qu’il évite en tout cas dans la plupart des cas les formes graves ou létales, la question de son utilité plus relative qu’absolue n’incite pas les réticents à se faire vacciner. Le variant nu inquiète tout le monde car il a beaucoup muté et fatalement, on ignore encore si la vaccination actuelle prémunira correctement sinon de la maladie elle-même, du moins de ses développements les plus graves, avec l’engorgement des hôpitaux et des services de soins intensifs; certains semblent craindre que non.

Quand on voit que l’offensive hivernale du delta est pire que les suppositions les plus pessimistes, on comprend cette inquiétude autant qu’on comprend la lassitude des gens, laquelle est mauvaise conseillère: elle conduit à relâcher les gestes barrière. Pourtant, vivre avec le virus vaut mieux qu’en mourir. La prudence s’impose plus que jamais et quand on compte se rendre dans une réunion relativement nombreuse, il n’est pas inutile, par exemple, de se faire un autotest, même si l’on dispose du passe sanitaire.

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