semaine 49

La rentrée du virus

Edito par Jean Rebuffat

Est-ce une contrainte, une mesure salutaire, une atteinte aux libertés, une habitude à prendre? Photo © Jean-Frédéric Hanssens

Bien entendu, on ne parle que de lui, de ce fameux coronavirus qui donne une maladie portant le matricule 19 mais qui a déréglé le millésime suivant. L'a-t-on assez dit: il est toujours présent. C'est difficile à nier. Le problème est qu'il s'est installé comme un hôte indésirable et qu'il ne compte pas s'en aller comme ça. La course au vaccin est lancée, les intérêts économiques sont énormes, le marché est planétaire et universel, bien plus que pour le sida (pour lequel aucun vaccin n'existe, quarante ans plus tard...): on peut espérer que cela donnera des résultats dans un délai se chiffrant en mois.

Or dans l'inconscient collectif, cela ne s'est pas déroulé comme ça. Confinement: on a fait le gros dos, attendant que la tempête passe. Déconfinement progressif: on a espéré que les vacances ne seraient pas sacrifiées. Or elles furent possibles. Mais là il y avait des étapes claires: quelques semaines, quelques mois. On a pris patience.

À présent c'est un contrat à durée indéterminée et c'est très différent. On voit bien qu'il faut faire la synthèse entre celles et ceux qui redoutent la maladie et celles et ceux qui voient dans les mesures prises au mieux des contraintes insupportables au pire des atteintes intolérables aux libertés publiques. C'est un exercice probablement aussi compliqué que la formation d'un gouvernement fédéral belge.

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