semaine 50

La colère des femmes et des agriculteurs

Edito par Jean Rebuffat, le 29 novembre 2019

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Photo © Jean-Frédéric Hanssens

Il y a dans le monde des facteurs d'inquiétude mais aussi des motifs d'espoir qui débordent le cadre même de leur apparition. Prenons l'exemple de ce qui serait un mot de l'année mérité, le féminicide. Certes, comme dans tout mouvement général de ras le bol, il y a des côtés sujets à critique comme ceux récemment évoqué dans une infolettre, car ces colères peuvent prendre des aspects totalitaires, tels la campagne visant non pas à demander de ne pas se rendre au cinéma pour voir le dernier Polanski, mais à interdire sa projection.

On ne dira certes pas que les prises de conscience actuelles quant à la condition féminine dans nos sociétés occidentales ne contiennent jamais une part agaçante mais ce sont des détails infimes comparés à l’ampleur du problème, qui était largement sous-estimé. Elles semblent avoir commencé à porter des effets positifs. Aussi horribles soient les chiffres des féminicides, ils sont en baisse, tant par ce que cela peut influencer les comportements en les montrant du doigt (le contrôle social n’est pas toujours détestable !) que parce que des structures d’accueil se mettent en place, fragiles et insuffisantes.

Il reste à espérer que cette attitude se généralisera à d’autres problèmes comme l’avenir de la planète ou les excès de l’ultralibéralisme. On n’y est pas encore… Ces lignes sont écrites le jour de la folie consumériste par excellence, le black friday. Et les agriculteurs bloquent les routes parisiennes surencombrées parce qu’entre autres, on veut leur interdire de répandre des produits toxiques à moins de dix mètres des habitations. Il arrivera bien un jour où ces produits seront tous interdits, en tout temps et en tout lieu.

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Commentaires

Portrait de Hec françoise
Décidémment il n'y a rien à faire. Toute une génération de laïques persistent dans le déni du féminisme qu'ils haïssent tant est obsessionnellement parano votre crainte de l'égalité entre hommes et femmes. Certes vous parlez des féminicides mais c'est pour mieux entourer le fait de circonvolutions dépréciatrices concernant les "excès"des féministes . Vous le faites depuis ...le 19° siècle. Et toujours avec la même pauvreté argumentaire.Vous avez, vous parler au nom des femmes, en nous privant de notre parole pendant des siècles. A présent, nous la prenons.
Portrait de Hecq
Décidemment il y a encore au 21° une génération de laïques qui n'a pas réussi à digérer l'importance du féminisme, en tant que mouvement social. L'article sur les féminicides ...et les agriculteurs en est une preuve flagrante; Il faudra combien encore d'assassinats de femmes qui ne veulent plus de cet homme-là et en meurent pour que le fait ne soit enrobé par des circonvolutions ridicules faisant comparaison avec des agriculteurs? On peut difficilement aller plus loin dans le déni de la réalité. Pendant des millénaires, la moitié de l'humanité a confisqué la parole de l'autre moitié. Et bien c'est fini.

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