semaine 47
Portrait de Henry Landroit
Pour remettre les idées à l’endroit...

La reine Mathilde et l’éducation nouvelle

Le 02 novembre 2019

C’est dans l’air, alors la reine Mathilde s’est intéressée à l’éducation nouvelle. Conseillée par le Palais, comme il se doit, elle s’est adressée à un expert en la matière, moi, en l’occurrence  :
« Monsieur,
Ma majesté s’est penchée sur la problématique de l’éducation nouvelle, elle a lu plusieurs livres de base concernant la pédagogie Montessori, la pédagogie Decroly, la pédagogie Steiner et la pédagogie Freinet. Elle a remarqué la place importante que ces pédagogies laissaient aux désirs, aux besoins des enfants et au respect, à la valorisation même de leur expression personnelle.
Ma majesté en est arrivée à penser qu’elle a suivi une autre voie lors de l’éducation de ses enfants et le choix de leurs écoles. Elle se demande même si elle peut encore revenir en arrière.
Par exemple, que faire avec Élisabeth ? Je vais vous faire part d’un secret, mais n’en parlez à personne  : quand elle était petite, Élisabeth s’est peu à peu rendu compte qu’elle était promise à un destin prestigieux. Dès quatre ans, elle claironnait partout qu’un jour, elle serait reine, quand Papa aurait disparu. Cela énervait particulièrement Philippe évidemment. Nous sommes arrivés à calmer ses élans, mais je l’avoue, nous avons dû employer la menace. Première entorse à une éducation dite nouvelle. Quand elle eut douze ans, son enthousiasme s’est relativement transformé. À l’école, ses copines se moquaient d’elle en lui offrant des couronnes en carton à toute occasion. Si bien qu’à quatorze ans, elle envisageait son avenir différemment. En effet, elle avait visité Bruxelles-propreté et avait admiré le travail varié et tellement citoyen des éboueurs et des éboueuses.
Elle avait découvert sa vocation… Je ne vous dis pas le nombre de psychologues que nous avons dû engager pour la remettre dans le droit chemin !
Le Roi et moi, nous constatons qu’il nous est impossible de respecter les envies et les idées de nos enfants.
Avez-vous quelque chose à me conseiller ? ».

Il va sans dire que je ne puis laisser cette lettre sans réponse. Voilà des nuits que j'en ressasse le contenu, que j’écris des brouillons de lettres, mais ma poubelle est pleine, je n’en peux plus.
Pouvez-vous me conseiller  ?
 

 

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