semaine 14

Tout va bien !

Pasta par Michel Noirret, le 10 mars 2020

© Michel Noirret

Polanski, résumé du chapitre précédent :

« L'affaire Polanski est une affaire judiciaire impliquant le réalisateur franco-polonais Roman Polanski, arrêté et inculpé à Los Angeles en mars 1977 dans une affaire d'abus sexuel sur mineur contre Samantha Geimer, une jeune fille alors âgée de treize ans. La justice retient six chefs d'accusation contre lui : viol sur mineur, sodomie, fourniture d'une substance prohibée à une mineure, actes licencieux et débauche, relations sexuelles illicites et perversion. En échange de l'abandon des autres charges, Roman Polanski plaide coupable pour rapports sexuels illégaux avec une mineure. Il est condamné à une peine de quatre-vingt-dix jours de prison puis est libéré pour conduite exemplaire après en avoir effectué quarante-deux. L'évaluation psychiatrique est favorable mais le juge, sensible aux critiques de la presse et du public, revient sur sa décision — décision contestée aussi bien par la défense que par l'accusation — et souhaite à nouveau condamner Polanski. Ce dernier fuit les États-Unis et s'installe en France, pays refusant l'extradition de ses citoyens et dont il possède la nationalité.

Selon Roger Gunson, le procureur chargé de l'affaire au moment des faits, le temps passé par Roman Polanski en prison correspondait à la totalité de la peine qu'il devait et a exécuté. Sa victime, Samantha Geimer, lui a publiquement pardonné et a demandé à plusieurs reprises l'arrêt des poursuites. La justice américaine a cependant toujours refusé de clore l'affaire si le réalisateur ne revenait pas sur le sol américain.

En 2009, Roman Polanski est arrêté à Zurich, dans le cadre d'un traité d’entraide judiciaire pénale entre la Suisse et les États-Unis, et incarcéré pendant deux mois avant d'être assigné à résidence à Gstaad. En 2010, la Suisse refuse l'extradition du réalisateur. En 2015, la Pologne refuse à son tour une demande d'extradition des États-Unis. Le réalisateur est, en raison des poursuites engagées par la justice américaine contre lui depuis 1977, toujours considéré par Interpol comme fugitif, et ne peut circuler librement que dans trois pays : la France, la Pologne et la Suisse. »

C’est Wikipédia qui le dit. Certes, Wikipédia ce n’est pas la Bible, c’est rassurant vu le nombre d’inepties qu’elle contient.

Evidemment, je vais probablement entendre que Wikipédia est une organisation d’abuseurs sexuels.

J’attends sereinement les premiers hurlements : (avec photo dans la presse) « Wikipédia m’a violée quand j’avais douze ans. »

Depuis, bien entendu, en route vers la gloire médiatique, nombre de victimes de l’immense prédateur, toujours à l’œuvre malgré son grand âge, et malgré sa mauvaise réputation, quelle santé, se sont fait connaître. Mais la Justice y regarde à deux fois.

Tssss ! « Justice-pédophiles, même combat ! »

Cerise sur le gâtisme : la délicieuse Virginie Despentes, celle qui écrivait à propos des assassins de Charlie : « Je les ai aimés pour leur maladresse, quand je les ai vus les armes à la main semer la terreur en hurlant :“On a vengé le Prophète !”, en remet une petite couche-culotte dans Libération, n’ayant probablement pas terminé le nettoyage de la première giclée : en somme, elle préfère les tueurs. C’est tellement plus romantique.

Le parisianisme essaie à sa manière de faire avancer le feuilleton, mais manque un peu de talent ; le César du meilleur scénario va probablement lui échapper. N’est pas Alexandre Dumas qui veut.

 

À propos de cinoche :

Donald Trump s’en mêle. Selon lui le film “Parasite” n’aurait pas dû avoir l’Oscar du meilleur film. Par dépit de n’avoir pu, comme il le recommande, attraper une des actrices par la chatte ?

Il n’en finit plus de nous étonner et se révèle également un grand scientifique. Selon lui, le coronavirus, fantasme planétaire, c’est ça aussi la mondialisation disparaîtra en avril, avec l’arrivée de la chaleur. D’aucuns, minables infectiologues, mal payés, travaillant dans des hôpitaux pour les pauvres, lui disent que la température à atteindre pour tuer le virus devrait être d’un peu plus de cinquante degrés et qu’à cette température, le chauffé à blanc meurt avec la petite bête. Il n'entend même pas! Ce serait pourtant une solution, il est vrai, pour enrayer la maladie. Surtout si on la pratiquait sur les nègres et toutes sortes de bougnoules immigrés, ça résoudrait pas mal d’autres problèmes collatéraux.

Il ose tout, on le savait.

D’ailleurs, je ne suis pas loin de penser que s’il est élu une deuxième fois, il ne pourra pas supporter l’idée que le peuple puisse se passer de son immense personne à la fin de ce second mandat. Il le consacrera à réformer la Constitution pour être élu président à vie.

 

La semaine dernière Jean Rebuffat nous a parlé de cet Américain, éminent scientifique de comptoir, voulant démontrer que la Terre serait plate et qui s’est aplati lui-même.

La Terre est plate, faisons comme si c’était vrai. Ça laisse irrésolues pas mal de questions.

Quelle est son épaisseur ? Sans épaisseur on passerait à travers. Je vous dis pas les accidents et le coût pour la sécu. Ce qui fait qu’il y a forcément quelque chose sur les côtés pour soutenir la platitude, mais quoi ? Des nouilles ? C’est ça qui serait chic! ce serait le début de la démonstration de l’existence du Monstre en Spaghetti Volant. Lequel, certes, s’en fout complètement, n’estimant pas utile de faire savoir qu’il existe, puisque ça ne changerait rien. Et puis, comme dieu il n’en a rien à cirer que monsieur ou madame Duchemol croit ou non en son existence. Manquerait plus qu’un dieu ait à se justifier auprès de la piétaille ! Il a autre chose à faire. Cuver sa cuite créatrice du monde, pas exemple. À l’échelle d’un dieu, ça peut prendre des millénaires. Et puis, s’il se montrait, il encourrait sûrement de sévères remontrances de ses créatures pour le monde dans lequel il les a mis. Ne parlons même pas de Donald Trump, dégât collatéral qui doit beaucoup le faire rire. Il y a bien que lui.

Mais la Terre plate, quelle est sa forme ? Ni ronde, ni carrée, ni pointue, elle est ovale ? Polygonale ?

Que de mystères à éclaircir et combien de platistes vont encore s’aplatir, pour notre plus grande joie !

Allons, le monde n’est pas si triste !

La preuve :

Mon obstination, au petit-déj, à lire la rubrique nécrologique des journaux énerve un peu ma compagne, elle ne comprend pas que sous des aspects convenus on puisse y  apprendre des choses extraordinaires. Surtout dans la Libre Belgique, journal catho, pas toujours bien pensant. Par exemple que tel ou telle, mort(e), est entré(e) dans la vraie vie. Pas moins. Qu’il, elle, est maintenant dans la paix du Seigneur. Dans la paix du patron, ça ferait un peu “jaune” qui ne fait jamais grève. J’y guette aussi les mécréants qui se contentent de mourir et basta ! Je me sens moins seul. Et rassuré.

Mais ça ! Hein ça ? Ça vous récompense des : “T’as pas autre chose à faire que de lire ces conneries ?”

 

Notons, bien que ça coule de source, que Gérard Manfroy n’a pas été incinéré.

Que le Monstre en Spaghetti Volant vous touche de son appendice nouilleux

Ramen

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