semaine 49

Les dieux sont tombés sur la tête?

Pasta par Michel Noirret, le 23 octobre 2020

© WICH

Sachant que le Centre Contre l’Islamophobie Français est, semble-t-il, un nid de Frères musulmans, que suite à la décapitation du professeur Paty il risque de gros ennuis, sinon la fermeture pour avoir quelque peu soutenu cet assassinat, je suis allé voir ce qu’il se disait à ce propos sur l’émanation belge de cette sympathique association. A l’heure où j’écris, on y publie une enquête selon laquelle neuf victimes de l’islamophobie sur dix sont des femmes.
Musulmanes peut-on supposer.
Qu’ont-elles subi de si terrifiant ?
L’enquête ne le précise pas. Il y a quand même un mec, c'est toujours ça. Il se promenait en Burka?
Je l’ai déjà écrit : dans la rue, même si ça ne plaît pas, tout le monde a le droit de s’habiller comme bon lui semble. Bien qu’il ne soit pas interdit de penser que les victimes fussent habillées en musulmanes, c’était leur droit.
Par contre, rien sur les putes, les salopes qui portent des jupes « trop » courtes ou des corsages « trop » ouverts selon les tendances islamiques. Comme, évidemment, il ne s’agit pas de musulmanes, de vraies musulmanes s’entend, ce sont des salopes, des putes, donc on ne peut pas les comptabiliser comme victimes de quoi que ce soit, elles l’ont bien cherché.
Ce site nous permet de découvrir à quel point les musulmans sont victimes de toutes sortes de discriminations, plus terribles les unes que les autres. J’aurais jamais cru.
Pourtant, on me dit que les musulmans de Belgique ne sont soumis à aucun autre régime que celui des onze millions de pleupleus qui partagent le territoire. Ils peuvent aller et venir à leur guise, faire leurs prières à la mosquée comme ils le souhaitent, cinq fois par jour au besoin, mais en dehors des heures de boulot. Là, évidemment, ce pourrait-être une discrimination, car si Dieu doit attendre l’heure de sortie des bureaux pour être prié par sa créature, il doit se demander à quoi ça sert d’être Dieu. L’équité obligerait alors d’ajouter aux victimes de l’ostracisme (ostracisem ! Houyouye, je n’aime pas ce garçon !) les joueurs de cartes invétérés qui ne peuvent pas aller taper le carton au bistrot pendant les heures de bureau. C’est pas des victimes peut-être ? Et je tairai, par respect, leur surpoids de souffrance en ces temps de Covid : les bistrots sont fermés.
Il est question, si ce n’est déjà fait, d’ouvrir les piscines pour les femmes musulmanes à des heures particulières. Et rien pour les pastafariens! imaginez-vous qu’ils puissent faire trempette dans la même eau qu’un salafiste? Impensable ! Les musulmans peuvent faire ramadan quand c’est la saison, et pratiquer d’autres festivités religieuses sans qu’on leur demande des comptes et ils ne sont nulle part répertoriés comme musulmans.


Une lecture même légère de la prose du CCIB, montre que l’objet de cette association est d’entretenir la confusion entre islamophobie et racisme et, ipso facto, comme on dit en Baraki ancien, de faire passer tous les musulmans pour des victimes.
En vue de quelles avancées politiques ? Ne demandez pas à Catherine Moureaux ou à Rachid Madrane, ils ne sont pas au courant. C’est le drame des « idiots utiles » : ils ne savent jamais rien.
Racisme, Islamophobie. Voyons ces deux mots.
Le racisme est une sorte de maladie mentale, malheureusement assez répandue, dont les porteurs peuvent nuire sans trop de dommage pour eux,  là où ils ne risquent pas un coup de poing dans la gueule. Mais bien sûr, il est utile qu’une solide trique officielle soit permanente, sinon ils peuvent tuer. Comme n’importe quel islamiste radical. Le raciste ne supporte pas ce qui est contraire aux idées prés de son cul (oui, c’est une plaisanterie éculée, mais s’agissant des individus dont je parle, elle me semble parfaitement appropriée)
Le racisme est un fantasme contraire aux lois de la biologie. L’habit au logis ? Houyouye ! j’aime de moins en moins ce garçon ! Et puis une science qui dit que les Arabes et les Nègres sont des gens comme nous, c’est pas une science, c’est un complot judéomaçonnique. Un peu satanique, aussi. Comme la Covid. La preuve: c’est écrit dans Fesses-de bouc, LA référence des égouts de l’encéphale. (Avec tout de même Tweeter, la trompe à merde préférée de Trump).


L’islamophobie, par contre, est une simple opinion concernant une idéologie, surtout lorsque celle-ci se met à nuire gravement à ses contemporains. On peut l’exprimer dans des pays où il n’est pas encore interdit d’avoir une autre vue du monde que celle des religieux au pouvoir ou dans ses environs. Evidemment, le raciste ou le CCIB pour des raisons différentes, ne fait pas la différence. Les moyens intellectuels lui manquent, comme n'importe quel islamique radical. Encore lui.
Moi qui vous parle, jeunes gens, j’ai connu l’époque où il y avait des Partis Communistes un peu partout dans le monde. Dans nos contrées, personne n’était considéré comme raciste parce qu’il n’aimait pas les cocos. Les pouvoirs encourageaient même plutôt à clamer sa communistophobie, c’en était écoeurant, même pour ceux qui n’aimaient pas le Parti Communiste. On pouvait, sans crainte, faire des caricatures du prophète, Karl Marx, auteur — de sa propre plume — DU livre. (Plusieurs en fait, contrairement à d’autres auteurs, incapables d’en écrire un seul sans apports de main d’œuvre. Dans l’Edition, on dit des nègres, pratique colonialiste dont les associations bien-pensantes ne vont pas tarder à réclamer l’interdiction. Les associations bien-pensantes, comme les religions et d’autres idéologies, vivent d’abus d’interdictions. Et ce qui n’est pas interdit est obligatoire).
L’islamophobie, selon les brillants intellos du CCIB, ce ne serait pas une opinion raisonnable, ni surtout rationnelle, car fondée sur l’émotion.
Par contre, avoir un ami invisible dans le ciel est une opinion parfaitement rationnelle. Il suffit d’affirmer l’existence du dit ami, les mots qu’on emploie tiennent alors lieu de preuve. Richard Dawkins l’a dit avant moi.
Donc, au CCIB pas d’enquête sur la décapitation des profs enseignant la liberté d’expression à leurs élèves. Ce n’est que de l’émotion.Pourtant, elle n’était pas difficile à mener cette enquête, à ce jour il n’y en a eu qu’un.
Cet assassinat, d’évidence n’est pas de l’islamophobie, mais il est certain, de l’avis même d’organisations représentatives des musulmans, qu’il ne va pas l’apaiser.  Le CCIB à de l’avenir. C’est pourquoi, modeste, il n’en parle pas.
Ne s’agirait-il simplement que de la pratique religieuse d’un gars un peu énervé?
Ce malheureux immigré tchétchène ne serait-il pas un martyr, lâchement abattu par PLUSIEURS policiers à coup de revolver, alors qu’il s’était servi d’un simple couteau pour décapiter TOUT SEUL sa victime? voilà qui mettrait en évidence la disproportion, islamophobe à n’en pas douter, de la réaction des croisés de la police.
D’après les lumières pensantes du CCIB, pour résumer, les infidèles occidentaux sont des femmelettes, au bord des larmes pour un rien et c’est l’émotion qui déclenche la radicalisation islamophobe. Laquelle radicalisation, jusqu’à présent, à ce que je sache, n’a décapité personne.
Tout de même, ceci ne devrait pas empêcher les frères musulmans et autres salafistes, de recommander que les profs soient assassinés plus discrètement et que la presse ferme sa gueule. Il y a des Kalachnikovs pour ça. C’est, du moins, ce que je recommanderais, pour le sortir de l’embarras, si j’étais membre du CCIB.


Décapiter au couteau un prof dans la rue, y a pas de quoi s’émouvoir ! Ni faire les gros titres d’un site. C’est par conséquent de la sensiblerie mal contrôlée que d’avoir un peu la trouille de gens se réclamant de l’islam. Bien que, contrairement aux communistes dont je parlais tout à l’heure, ils soient loin, nous dit-on, d’avoir tous, comme on le proclamait pour les cocos, un couteau entre les dents.
Les diverses tueries de Zaventem, Maelbeek, du Bataclan, Charlie Hebdo, Hyper casher, plus les trucideries au hasard et au couteau en France, en Angleterre, en Allemagne et j’en oublie, la comptabilité n’est plus tenable, ça crée tout de même comme un frisson d’inquiétude dans les populations n’ayant pas la religion comme premier souci dans l’existence. En effet, rien n’indique que ces mauvaises manières soient en voie de cesser.
Qui seront les suivant§s ?
Le CCIB nous rassurera : les vraies victimes ne seront pas celles qu’on croit.


Derniere minute: à France info TV, 23/10 16h30, Clémentine Autain, députée de la France Insoumise, à propos des polémiques autour de l’assassinat de Samuel Paty se demande: « Mais qu’est-ce que c’est que ce pays qui a perdu la tête ? »
C’est ce qui s’appelle avoir le sens de l’à-propos. Chez les Insoumis, y a pas que Mélenchon qui ferait bien de tourner sept fois sa menteuse dans sa bouche avant de l'ouvrir. Le chef devient contagieux.
Que le Monstre en Spaghetti Volant vous touche de son appendice nouilleux. Ramen.

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