semaine 44

Les Rendez-vous du Be-here

Pérégrinations par Lucie Van de Walle, le 16 août 2020

Le "Pôle" Be-here, opte pour le local et le durable, culture compris.

Autant le reconnaître d’emblée, c’est en m’égarant sur FB que j’ai découvert l’espace Be-here qui pourtant est opérationnel depuis plusieurs mois. Ce qui, au départ, a retenu mon attention c’est le programme - de mon point de vue particulièrement alléchant - de concerts déconfinés sous l’enseigne « Festival spontané à programmation évolutive » ! Comme l’offre et les conditions sont celles que nous connaissons tous, je me suis rapidement inscrite pour obtenir un sésame pour aller écouter un programme de musique italienne du XVIIe siècle, donné par Nicolas Achten - voix de baryton, luth et harpe - et sa collègue, la soprano Wei-Lian Huang. Très délicieux moment savouré à hauteur du talent de ces magnifiques musiciens. 

Toutefois n’étions pas nombreux et la jauge de 80 spectateurs admis n’était pas atteinte. Sans doute peu de mélomanes ont-ils connaissance de ces concerts quasi quotidiens qui sont parfois donnés deux fois de suite : 16 h 30 et 18 h 30. Admettons toutefois que l’acoustique « béton » du lieu n’est pas extraordinaire. Toutefois, vu les circonstances, on s’en accommode volontiers. 

Pour ceux qui, comme moi, découvrent l’endroit, Be-here se trouve de l’ancienne société Byrrh (notons au passage la consonance entre ces deux appellations) nom d’un apéritif à base de quinquina populaire dans les années 20-50. Ces entrepôts Byrrh classés en 1997 pour leur façade, verrière et toiture, ont été acquis par le CPAS de la ville de Bruxelles afin d’y développer un « Pôle d’activités économiques urbaines », qui s’inscrivent dans les modèles de l’alimentation durable, de l’économie circulaire, des fonctionnalités et/ou de l’économie sociale, le tout devant être générateur d’emplois. C’est ainsi que, pour atteindre le local du concert, j’ai dépassé un magasin de vélos, un marché bio, un lieu avec chocolats en vrac et belges de toute évidence, un skyfarm shop où il y a moyen de se procurer de quoi se créer un potager urbain version permaculture et enfin, la brasserie « La Source »  - havre salvateur par canicule - où  l’on trouve un large choix de bières et er limonades artisanales et saisonnières imaginées par Mathieu Huygens. 

Par ailleurs, on y trouve des cohabitants porteurs de projets culturels. Ainsi en est-il de l’orchestre baroque Les Muffattis, du groupe Sturm und Klang ancré dans la musique contemporaine ainsi que Les Ateliers du chœur, dédiés au chant et à la voix.

Pas mal de concerts sont prévus jusqu’à la fin août pour un ticket d’entrée de départ vraiment très modeste, et gageons que Be-here abritera d’autres événements musicaux à partir de septembre. 

Les artistes ont besoin de jouer, de se produire devant des auditeurs en chair et en os et, de son côté, le public est vraiment, vraiment en manque de musique en direct, en live ou en présentiel, ce qui revient au même. Alors, même masqués, bougeons-nous et soutenons nos artistes.

Be-here, rue Dieudonné Lefèvre 4, 1020 Bruxelles. Informations :  http://be-here.be/    

ou www.facebook.com/concertsdeconfines ou https://bit.ly/ConcertsdeconfinesV4

 

 

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