semaine 09

«L’innommable va entrer dans cette salle»

Les indignés par GL, le 15 novembre 2019

Photo issue de la page Dukundane Family – Rwanda

À la Cour d’Assises de Bruxelles se déroule le procès de Fabien Neretse, participant présumé au génocide qui a décimé la population Tutsi du Rwanda et de nombreux Hutus opposés à ce crime contre l’humanité. Le 7 novembre 2019, les avocats des parties civiles ont prononcé une déclaration préliminaire des parties civiles que nous vous invitons à lire: ce texte constitue un appel vibrant à la justice, même lorsque c'est «l’innommable» qui est jugé.

 Déclaration préliminaire des parties civiles

 POUR : 1. Madame Martine Beckers, résidant en Belgique, ayant pour conseils Me Michèle Hirsch, Eric Gillet et Morgan Bonneure ; 2.   Monsieur Jacques Rwigenza et Godelieve Mpendwanzi, résidant en Belgique, ayant pour conseils Me Maryse Alié et Me Agathe De Brouwer ; 3. Monsieur Udahemuka Eugène, résidant au Rwanda, ayant pour conseils Me André-Martin Karongozi et Me Adil Elmalki.

Messieurs et Mesdames du Jury,

 Nous nous adressons à vous comme avocats de victimes du génocide des Tutsis au Rwanda et de victimes hutus de ce génocide.

 Nous représentons des hommes et des femmes qui ont survécu aux massacres, des rescapés et leurs parents. 

Certains ont déposé plaintes dès l’été 1994 et se sont ensuite constitués parties civiles. D’autres victimes les ont suivies. D’autres encore le feront avant la fin des débats.

 Un million de morts en quelques semaines. Un million de morts sans sépulture. Des corps jetés à la rivière, entassés pêle-mêle dans des fosses communes, dans des latrines.    Nous aimerions vous parler de chaque victime, de chaque père, de chaque mère, de chaque sœur de chaque frère, de chaque enfant, de chaque jeune fille torturée, violée, de chaque famille dont les liens ont été brisés et de ces familles entières qui n’existent plus. Impossible d’en citer même les noms. 

 Au cours de ces semaines, lorsque nous parlerons plus particulièrement d’une famille décimée ce sera sans jamais oublier les autres, toutes les victimes.  

 L’accusé est venu en Europe, en France car il pensait y trouver refuge et y jouir de l’impunité, être à l’abri de la justice. 

 Il a eu tort : le monde s’est rétréci autour des criminels contre l’humanité.

 Les victimes, sont parfois sans parole, dans le silence, incapables de dire, parfois sans mémoire.

 Personne n’est préparé à survivre. Chaque survivant est seul. Certains vont avoir la force de parler.   Des hommes et des femmes vont faire un long voyage pour vous rencontrer.

 Pour vous parler, pour nommer devant vous ce qui leur est arrivé.

 La force de raconter, de vous raconter.

 C’est terrible de raconter, car raconter c’est revivre. 

 C’est réinscrire la souffrance dans son corps, dans son être, dans sa mémoire, c’est vivre encore l’impuissance de n’avoir pas pu empêcher que son enfant soit arraché et tué sous vos yeux, que votre sœur que votre mari que votre père que votre mère soit assassinée.

 Parler. C’est réactiver la mémoire, c’est dire qu’on est vivant, là devant vous, alors que tous sont partis et qu’on aurait voulu les suivre. 

 La mort ne l’a pas voulu.

 Ils vivent encore dans la mort des leurs et c’est la mort des leurs qu’ils vivront sous nos yeux ; « de quelque façon que cette guerre finisse, dit un jour un SS à Primo Levi, nous l’avons déjà gagnée contre vous, aucun de vous ne restera pour porter témoignage, et même si quelques-uns en réchappent, le monde ne les croira pas »

 Aucun témoin ne devait survivre. C’était le mot d’ordre général.

 Les survivants et leur famille sont responsables de la transmission de la mémoire ; pour acquitter leur dette envers les morts. 

 Pour donner, par la parole, un cercueil aux morts. 

 Ces hommes et ces femmes vont venir non pas pour accorder le pardon, non pas pour demander vengeance, mais pour demander justice. 

Dès le 7 avril 1994, premier jour du génocide, les Tutsis et les Hutus opposés au projet génocidaire vont être éliminés méthodiquement, sur base de listes préétablies. 

 Ils seront tués chez eux avec leur famille.

 Le pays va être quadrillé.  Dans les rues, des barrières sont dressées par les Interahamwe.  

 A chaque barrière des Tutsis, mais aussi des Hutus, hommes, femmes, enfants, bébés, seront sauvagement assassinés. 

 Des ordres vont être donnés pour que les femmes tutsies soient violées systématiquement avant d’être tuées. 

 Des familles entières se réfugieront dans les églises, lieux de prières qui avaient jusqu’alors été préservés. Les Interahamwe entreront dans les églises sur ordres de leurs chefs et c’est là que les plus grands massacres auront lieu.

Il vous sera démontré que l’homme que vous allez juger a participé à la machine génocidaire. Il vous sera démontré qu’il a un rôle important dans l’organisation et l’exécution des massacres. 

 Mesdames et Messieurs du jury,

 Ni vous, ni la Cour, ni nous, personne ne sortira indemne de ce que nous allons vivre durant ce procès.

 Comme nous, vous allez être confrontés à l’indicible, à l’innommable ;  

 Comme nous, vous allez voir des images insoutenables :

Comme nous, vous allez entendre des récits d’horreur. Vous allez les écouter.

 Vous allez parfois vous sentir submergés par la souffrance et être confrontés à la confusion de vos propres sentiments : la colère, la rage, la peur, la tristesse, l’impuissance, le dégoût. Vous allez souhaiter que cela n’existe pas, que cela n’ait jamais existé, pour ne pas être confrontés à cela. 

 Vous allez perdre vos repères. Comment est – ce possible ? 

 Vous allez avoir envie de fermer les yeux pour ne pas voir, de vous boucher les oreilles pour ne pas entendre, pour ne pas ressentir ;

 L’humanité est atteinte, fissurée par ce crime contre le statut de l’être humain.

 Le génocide va s’inscrire dans notre présent. 

 L’innommable va entrer dans cette salle. 

 Vous allez avoir besoin de courage pour entendre et écouter,   

 Vous allez porter ce poids pendant longtemps. Ce sera lourd et douloureux.

Comment des hommes ont pu décider que d’autres n’avaient pas le droit d’exister et qu’il fallait les éliminer jusqu’au dernier ?

 Et il y aura cette question lancinante : Comment est-ce possible ? Comment ont-ils pu faire cela ?

Vous allez devoir pénétrer l’innommable pour juger. 

 Le génocide : un long processus

 Mesdames et Messieurs du Jury,

 Ce génocide n’est pas un événement encadré par deux dates : 7 avril – 4 juillet 1994 ; c’est un processus, avec un avant, un pendant, un après, et un bien après.

 Le génocide de 1994 est l’aboutissement d’une longue histoire, et le début d’une autre. Il fut soigneusement planifié. Il n’a pas surgi d’une impulsion subite et spontanée d’une partie de la population, les Hutus, qui, attribuant la mort de leur président aux Tutsis, s’en seraient pris à ceux-ci aveuglément et dans l’anarchie générale. Une propagande élaborée de longue date par certaines élites intellectuelles du pays, et sans cesse perfectionnée, a permis de conditionner une partie de la population à tuer.

 Le génocide s’est reposé sur plusieurs piliers :

 - l’Etat rwandais lui-même, avec son administration, son armée et sa gendarmerie : tous les génocides sont des crimes d’Etat. Ce fut aussi le cas du génocide des rwandais tutsis ;

- la milice Interahamwe, créée par le parti du Président de la République de l’époque, Monsieur Juvénal Habyarimana. Il en sera beaucoup question au cours de ce procès ; cette milice fut créée dès l’année 1992. Au départ, elle apparaissait comme la jeunesse de ce parti politique, le MRND ; Puis, elle fut chargée de ses basses œuvres. Spécialement, de créer, par ses exactions, un climat de terreur dans le pays, tout au long des années 1992 et 1993, jusque 1994. Elle sera entraînée au maniement des armes dans les camps militaires ; Elle finit, pendant le génocide lui-même, par constituer le prolongement des forces armées rwandaises sur chaque colline, dans chaque quartier ; elles agiront en parfaite coordination avec l’armée ; ce sont elles qui organiseront les barrières omniprésentes sur toutes les routes et sur tous les chemins et sentiers du Rwanda, rendant toute circulation impossible pour les Tutsis, qui y étaient arrêtés, torturés, violés, puis atrocement massacrés ; ce sont elles qui poursuivront chaque fuyard dans les forêts, dans les marais ; ce sont elles qui massacreront dans les églises les Tutsis qui croiront y avoir trouvé refuge ; et qui appelleront l’armée lorsque les fugitifs opposeront une trop forte résistance. - J’ai parlé de l’Etat rwandais, de ses forces armées et de sa milice. Il y a aussi les milieux d’affaires, les notables, les chefs d’entreprises et les commerçants, qui ont créé des milices, et ont fourni aux tueurs les moyens financiers et matériels : des camionnettes pour se déplacer ; de la bière pour se saouler au retour des massacres…Trois procès qui ont eu lieu dans cette salle de Cour d’assises, ont vu condamner de tels personnages : un chef d’entreprise, des commerçants et un banquier. Ce dernier était d’ailleurs en aveu et nous a expliqué dans tous les détails comment les banques rwandaises ont participé à l’organisation et au financement du génocide.

 L’accusé qui est devant vous a été, selon ce qui figure dans l’acte d’accusation et dans le dossier d’instruction, un fervent créateur et animateur de milices Interahamwe, à Mataba son village d’origine et à Kigali, où il résidait dans les premiers jours du génocide, lorsque les familles Beckers, Sissi, Gakwaya et leurs hôtes ont été assassinées en face de chez lui.

 Mesdames et Messieurs du Jury, vous nous avez entendu dire que des Hutus ont également été victimes du génocide. En réalité, parmi les premières victimes du génocide figurent des Hutus. Des Hutus qui étaient convaincus que l’avenir du Rwanda ne passait pas par une solution finale consistant à éliminer une ethnie, mais par un partage entre Hutus et Tutsis : c’était le cas de la première ministre de l’époque, qui a été tuée parce qu’après l’assassinat du Président de la République elle avait l’intention de se rendre à la radio pour délivrer un message d’apaisement ; le Président de la Cour constitutionnelle, qui devait recevoir la prestation de serment d’un futur Président de la République, et qui était un de ces Hutus opposés au projet génocidaire; ce fut le cas de militants des droits de l’homme hutus qui travaillaient pour la promotion des valeurs humanistes. Ces obstacles éliminés, les 6 et 7 avril 1994, le génocide pouvait réellement commencer.

 Ce plan soigneusement construit pour éliminer dans les premières heures voire les premières minutes qui ont suivi l’assassinat du Président toute alternative démocratique à la solution génocidaire désigne les auteurs de cet assassinat et atteste la préparation du génocide.

 Le génocide des rwandais tutsis a aussi connu ses « justes » : ce sont ces Hutus qui ont protégé et sauvé des Tutsis ; ces Hutus qui ont refusé de participer aux tueries, et qui en sont morts.

 Parmi les parties civiles au cours des cinq procès qui auront eu lieu dans cette salle, il y a donc toujours eu des Hutus, pour lesquels nous sommes intervenus et intervenons aujourd’hui, en qualité d’avocats.

 Il n’y a donc aucune responsabilité collective des Hutus dans ce génocide. Il y a des hommes et des femmes qui l’ont conçu, il y a des hommes et des femmes qui l’ont mis en œuvre, et c’est l’action de ces personnes qui est soumise à la Justice, et non l’action d’une ethnie ou d’une communauté.

 Des Belges également ont été tués. Un animateur de la Radio-télévision libre des mille collines, appelé aussi média du génocide, invitait chacun à tuer son belge. Pourquoi ? Parce que les génocidaires considéraient que la Belgique était proche des Tutsis et du FPR.

 C’est ainsi que dix casques bleus belges ont été assassinés ; c’est ainsi que des coopérants belges ont été tués dans la région d’origine de l’accusé ; c’est aussi la raison pour laquelle Claire Beckers n’a pas été épargnée. Elle avait deux raisons d’être assassinée : mariée à un Tutsi, elle était en outre belge.

 Vous découvrirez aussi, Mesdames et Messieurs, que si ce génocide fut à la fois l’aboutissement d’une longue gestation historique, et d’une préparation minutieuse, il fut en même temps le point de départ de l’histoire actuelle de l’Afrique des Grands Lacs, telle qu’elle se déroule encore aujourd’hui sous nos yeux en 2019.

 Vous allez être invités à rentrer dans des analyses complexes.  Vous ne pourrez en faire l’économie.  Un génocide n’est en effet pas un crime que l’on isole.  Il ne naît pas d’une impulsion subite, et il n’est pas consommé par la fin des tueries.

 Nous devons donc vous dire, au moment où se procès commence, que ce génocide dure encore.  Il façonne malheureusement la société rwandaise d’aujourd’hui, et il le fera sans doute pendant plusieurs générations.  Lorsque l’on parcourt aujourd’hui les collines du Rwanda, pour s’imprégner de l’âme et de la vitalité de son peuple et de la silhouette de ses collines, l’on est surpris d’avoir aussi à écarter à chaque pas le grand linceul qui couvre le pays.   Des témoins viendront vous le dire, parce que ces témoins sont pour l’essentiel des rescapés, des femmes et des hommes qui parfois sont les seuls survivants de familles de cinquante ou de cent personnes.  La plupart des témoins que vous verrez défiler ici, ont vécu ce génocide.  Vivre un génocide, cela signifie des choses concrètes.  Cela signifie que l’on a vu ses enfants être sous ses yeux, humiliés, violés, abattus, découpés à la machette ; cela signifie avoir été laissés pour mort, parfois enterrés dans un charnier, y être demeuré des heures ou des jours et s’en être échappé lorsque le silence était retombé après les derniers râles des mourants et que les tueurs s’en soient allés vers d’autres exploits.  Ce silence insupportable des charniers …

 Aujourd’hui, des couples se séparent, des femmes se suicident, les enfants du viol ont vingt-cinq ans, l’âge de se lancer dans la vie.  Aujourd’hui aussi, des écrivains rwandais racontent, des romans, des pièces de théâtre disent la tragédie.  Mais aujourd’hui, des enfants d’alors n’ont pas encore retrouvé la parole.  Ce qu’ils ont vu les a enfermés dans un mutisme qui achève de les détruire.

 Mais si ce génocide dure encore, Mesdames et Messieurs, c’est aussi en raison du fait que ses auteurs ne l’admettent pas ; à peu près aucun n’a demandé le pardon des victimes ; le négationnisme monte en puissance avec le temps ; il est plus virulent qu’il y a dix ans ; moment auquel il était plus virulent que dix ans encore auparavant. Comme l’a remarquablement écrit Yves Ternon, la négation du génocide peut être considérée comme une composante du crime ; elle est un instrument du meurtre – avant même qu’il soit commis, ses auteurs se posent déjà la question de savoir comment ils vont le nier et faire disparaître les cadavres, puisque l’objectif du génocide était que l’on ne se souvienne plus que des Tutsis avaient vécu sur les collines, c’était le maître-mot que les autorités lançaient à la population;  et en même temps que d’être un instrument du crime, la négation de celui-ci est une réaction de défense contre une accusation.

 On vous dira peut-être – sans doute – que « le génocide des rwandais tutsis a été fabriqué de toutes pièces par la propagande du Front patriotique rwandais – composé de Tutsis – et de ses amis belges et anglo-saxons ». 

 On vous parlera sans doute aussi de la théorie du double génocide : Si les Hutus ont dû s’en prendre aux Tutsis, c’est parce qu’il y avait un « génocide préexistant à l’encontre de la population hutu », organisé par le FPR ; ou encore : c’est le FPR lui-même qui a été l’instigateur et le déclencheur du génocide des Tutsis, n’hésitant pas à sacrifier la population Tutsi pour satisfaire ses rêves de pouvoir. Mieux encore, il infiltrait les milices Interahamwe et incitait au massacre de Tutsis, pour avoir un prétexte pour saisir le pouvoir.  Vous entendrez ces affirmations absurdes, et d’ailleurs contradictoires, prétendument étayées par une littérature aussi abondante que fantasque.

 On tentera évidemment aussi de vous entraîner dans un autre procès que celui de l’accusé : le procès du régime politique actuel du Rwanda. 

 Les parties civiles tenterons autant que possible de rester en dehors de ces débats. Elles sont ici pour obtenir le jugement de l’accusé, et rien d’autre.

 On tentera enfin de vous expliquer que la culture rwandaise est fondée sur le mensonge, et qu’il ne faut pas croire les témoins, qui sont éduqués à manipuler leurs interlocuteurs. C’est vous, évidemment, Mesdames et Messieurs du Jury, et personne d’autre, qui jugerez de la crédibilité des témoins.

 La langue et la culture rwandaises sont certes complexes, mais aux dires des tueurs eux-mêmes, les choses furent en réalité simples : « Le premier jour, un messager du conseiller communal est passé dans les maisons pour nous convoquer à un meeting sans retard. Là, le conseiller nous a annoncé que le motif du meeting était la tuerie de tous les Tutsis sans exception. C’était simplement dit, c’était simple à comprendre » (témoignage d’un tueur recueilli par Jean Hatzfeld, « Une saison de machettes », Seuil, 2003, p. 15).

 Pour les rescapés, Mesdames et Messieurs, le génocide est en cours. Il existe encore le projet de terminer un jour le travail qui n’a pas pu être accompli complètement en 1994. Les Rwandais, qui trouvent des mots pour tout, ont une expression pour se qualifier eux-mêmes : « les pas encore définitivement rescapés ».

Ce procès est attendu par les victimes de Monsieur Neretse depuis 25 ans. Il leur a coûté des années pour retrouver sa trace, sous un nom d’emprunt en France. 

 Nous allons vivre ensemble pendant plusieurs semaines.  C’est le mystère propre de la Cour d’assises.  Vous jugerez un homme accusé de 13 assassinats précis d’hommes, de femmes et d’enfants, de trois tentatives d’assassinats et d’avoir participé, notamment par ses milices Interahamwe, au meurtre d’un nombre indéterminé de personnes. Vous direz quelle est la vérité.    

 Voilà des années que les victimes de l’accusé sont prêtes à vous rencontrer. Elles viendront déposer devant vous leurs meurtrissures les plus intimes, avec confiance.

 C’est par la grâce de cette confiance que ce procès accèdera, comme ceux qui l’ont précédé, à l’universel. Vous allez trouver la force et le courage de rendre la justice. 

 Signé : Michèle Hirsch, Eric Gillet, Morgan Bonneure, Maryse Alié, Agathe De Brouwer, André-Martin Karongozi, Adil Elmalki, Avocats.

Un groupe de soutien aux parties civiles

Un Groupe de soutien aux parties civiles dans le procès d’un génocidaire présumé s’est constitué. Voici son message :
« Pour le moment se déroule, au Palais de Justice de Bruxelles, le 5e procès d’Assises suite au génocide contre les Tutsis du Rwanda en avril 1994 ; en cent jours, un million d’individus ont été assassinés.
Face à l’impunité et au négationnisme, les tribunaux jouent un rôle fondamental pour que la justice soit faite, la vérité établie et la mémoire ravivée.
Lors de chacun des procès, des parties civiles – parents et proches de personnes assassinées – redonnent vie et parole aux victimes, conseillées par leurs avocats. Les rescapés font fréquemment l’objet de menaces, surtout lorsqu’ils dénoncent les méfaits de leurs tortionnaires. Ils n’ont pas toujours les moyens de faire face aux frais de justice. Ils ont besoin d’aide.
Le Groupe de soutien aux Parties civiles a pour objectif de se tenir aux côtés des familles et proches des victimes pour les procès présent et à venir.
En vous abonnant à notre page, vous contribuez déjà à notre objectif.
Au fur et à mesure des événements, nous vous tiendrons au courant des actions que vous pouvez mener, concrètement, pour soutenir les Parties civiles.
Antoinette, Evelyne, Florence, Providence, Rosine. “
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Commentaires

Portrait de anonyme
Bravo pour ce préambule à l'ouveture du procès devant les assises de Bruxelles de Fabien Neretse. Les avocats des parties civiles ont fait une synthèse remarquable du contexte de ce génocide des Tutsis du Rwanda. On espère que le Groupe de soutiens aux Parties civiles aura è coeur de transmettre un compte rendu régulier des principales phases de ce procès. Merci d'avance ! Gaétan Sebudandi

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