semaine 33

Non à l’asphyxie des musées Constantin Meunier et Antoine Wiertz

ConsoLoisirs par Bernard Hennebert, le 08 novembre 2016

Le Musée Constantin Meunier

Le musée Antoine Wiertz

Consoloisirs et sa newsletter mensuelle prennent la défense des intérêts des usagers dans le domaine de la consommation des loisirs, dans les activités du « temps libre » (médias, culture, divertissements, etc.).

Les titres de deux des livres récents publiés par son coordinateur Bernard Hennebert explicitent cet objectif. Côté culture: « Les musées aiment-ils le public? ». Côté médias: « RTBF, le désamour » (aux éditions Couleur Livres).

SOMMAIRE

1. La ministre va être interrogée

2. Sans vos réactions immédiates, bientôt encore bien plus de publicités à la télé

3. Plus de 1.000 lecteurs ont bien eu raison de déposer plainte

4. Réservez déjà votre 8 décembre

5. La tirelire, un « outil très efficace » si peu utilisé

6. « Les droits de notre public culturel sont menacés »

7. Les petits musées ont aussi droit à leur promo

8. Ce que vous en pensez

1. La ministre va être interrogée

Voici des nouvelles de notre pétition « Non à l’asphyxie des musées Constantin Meunier et Antoine Wiertz ».

- 1 : Les premiers résultats sont très encourageants (voir le point 8 de la présente lettre). 

- 2 : Pour la majorité d’entre vous qui travaillez ou étudiez, une nocturne exceptionnelle du musée Constantin Meunier se déroulera le jeudi 8 décembre. Retrouvons-nous y (voir point 4).

- 3 : Suite à la parution de la pétition, Gautier Calomne, parlementaire fédéral MR, a décidé d’interroger la ministre Elke Sleurs (N-VA) et nous a demandé de l’accompagner dans une visite afin de mieux estimer par lui-même l’ampleur des problèmes soulevés dans ce dossier. Nous avons visité le musée Antoine Wiertz le mercredi 19 octobre entre 11H00 et 12H00. 

- 4 : Sur mon blog, vous trouverez de nombreux détails qu’il était impossible d’indiquer dans la pétition qui devait être synthétique pour être efficace.

- 5 : Le 18 juin 2015, on aurait dû célébrer les 150 ans de la mort d’Antoine Wiertz. Rien n’est initié par les MRBAB. Pour stigmatiser cet « oubli », s’organisa alors une visite-manifestation d’habitants de Dinant, la ville où il naquit. 

La délégation vint en train et la télévision locale « Matélé » suivit cette odyssée. Voici son reportage réalisé par Thomas Nagant.

- 6 : L’illustration de la carte blanche parue dans « La Libre » constitue un bon résumé de la situation.

- 7 : Enfin et surtout: voici LA PÉTITION à signer et à diffuser !

2. Sans vos réactions immédiates, bientôt encore bien plus de publicités à la télé

Le Parlement européen devrait voter le 29 novembre prochain des évolutions souhaitées par la Commission européenne concernant notamment l’utilisation sur nos chaînes de télévision de la publicité, du parrainage ou du placement de produits. 

Les propositions avancées par la Commission sont catastrophiques : beaucoup plus de publicité au prime-time, davantage de coupures dans les programmes eux-mêmes, etc.

Bien entendu le lobby des publicitaires minimise en affirmant ne pas être suicidaire: sachant que trop de pub tue la pub, il est capable de s’autodiscipliner. La réalité est bien différente quand on voit comment la RTBF qui ne doit trouver que 20% de rentrées publicitaires pour équilibrer son budget ose interrompre la présentation de ses documentaires par des pauses publicitaires.

Par contre, le « métier » est terriblement silencieux sur un autre point encore plus grave : le fait que le public pourra de moins en moins discerner les éléments publicitaires des programmes eux-mêmes, le rêve de tout annonceur pour guillotiner le droit du téléspectateur à zapper.

Comment en arrive-t-on à pareil -hélas probable- cataclysme?

Le presse (dans sa majorité) et l’éducation aux médias, tous deux subsidiés, ne sont pas assez offensifs et n’aident pas le public. Ils ne le mettent pas au courant suffisamment tôt afin que celui-ci puisse réagir en temps utile. On se contentera après d’occuper les pages des courriers de lecteurs avec les lettres de récrimination quand il sera trop tard et que les nouveaux textes seront appliqués en toute légalité. Ah, vous allez en bouffer de la pub… avec comme seule alternative que d’éteindre votre « poste » mais tout en continuant à financer directement ou indirectement ce qui se passe sur le petit écran.

D’autre part, Il n’existe pas de contre-pouvoir d’usagers et donc le lobby commercial peut d’autant plus influer sur les choix de la Commission. Pourquoi n’existe-t-il pas des associations de téléspectateurs ou d’auditeurs d’envergure? Pour quelle raison le secteur de l’audiovisuel fait-il exception ainsi à ce que se passe normalement dans les autres domaines de la vie sociale? Comment faire évoluer pareil handicap? Avec quels moyens?

Voilà des questions prioritaires sur lesquelles les organes de régulation devraient plancher, plutôt que de se mettre la tête dans le sable quand ils tentent en vain d’organiser avec des usagers de l’audiovisuel des réunions de travail où il n’y a quasi personne…

Par contre, ce qui est remarquable, c’est notre Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles tente d’alerter sur la situation et prend des positions plutôt radicales. Allez donc consulter son site (qui est très bien fait d’ailleurs).

Lors de l’avènement du placement de produits, il faut se rappeler que la Fédération Wallonie-Bruxelles fut un interlocuteur exécrable.

La Commission européenne avait créé de nouvelles règles publicitaires. Il s'agissait d'autoriser le développement de la présence des annonceurs mais les différents pays n’étaient pas obligés de souscrire à cette évolution. Il existait de la marge entre une autorisation et une obligation. N’oublions pas que les 3 premiers pays sur 27 qui ont informé Bruxelles d'une pleine mise en œuvre de cette nouvelle directive furent la Roumanie, la Slovaquie et… nous.

La ministre de l'audiovisuel PS et le gouvernement de l'époque composé du PS et du CDH auraient pu proposer une mesure beaucoup plus restrictive que celle qu'ils décidèrent.

À l’époque, nous avions interrogé Marc Janssen, alors président du CSA, au cours de la conférence de presse du 22/12/2009: en transposant la directive européenne (dénommée directive SMA), si notre gouvernement avait opté de donner son feu vert au minimum de possibilités de « placement de produits », à quel(s) type(s) de programme(s) aurait-il été obligé de l’accorder? La réponse de Mr Janssens fut claire: le gouvernement peut décider qu'aucun programme n'applique ce point de la directive.

Donc, s'il y avait eu une volonté politique, le placement de produits serait resté interdit sur nos chaînes. C'est d'autant plus vrai que d'autres pays de même culture que la nôtre feront nettement moins plaisir au lobby des annonceurs et des diffuseurs. 

Constatez la différence. Il y a du placement de produits dans « The Voice » à la RTBF, et pas sur TF1! Pourquoi? En France, le placement de produits n’est admis que dans les fictions et les clips musicaux à l’inverse de chez nous où on peut l’utiliser partout sauf dans les programmes pour enfants et les journaux télévisés.

À la RTBF, dans son émission « Les décodeurs » du 30 octobre 2016, Alain Gerlache a abordé cette nouvelle thématique européenne en interviewant d’abord le régulateur. Le manque de pluralisme vint ensuite dans les commentaires qu’il suscita uniquement auprès de Bruno Liesse dont le métier depuis de nombreuses années consiste à tenter de mesure l’efficacité des publicités (http://www.brainforge.lu/bruno-liesse/) et de Frédéric Brébant, journaliste à « Trends Tendance ». Autant dire que l’avis des auditeurs et téléspectateurs qui ne supportent plus le développement de la présence publicitaire aux heures de grande écoute a été rangé dans les placards. Pourtant ils auraient eu beaucoup à redire à de nombreuses affirmations sermonnées par le représentant du journal économique, comme : « Je trouve que le placement de produits est beaucoup moins irritant que la publicité classique ».

Faites-vous vous-même votre idée à propos de cette séquence d’une petite quinzaine de minutes.

Ce qui m’étonne particulièrement, c’est de n’entendre jusqu’à présent aucun journaliste poser la question suivante qui me semble capitale : ne faudrait-il pas dans une future réglementation différencier davantage les diffuseurs privés et les services publics? Davantage de publicités possibles sur RTL TVi, et beaucoup moins à la RTBF : voilà le meilleur moyen pour que leurs programmes s’imitent de moins en moins. Les téléspectateurs qui adorent regarder les publicités (il y en aurait) seraient heureux, et les autres aussi. Un respect des diversités.

La RTBF ferait de sacrées économies : elle ne serait plus obligée de financer tant de programmes onéreux « attrape pub » qui ne correspondent pas à ses missions prioritaires de service public.

Sans vos réactions immédiates, bientôt donc encore bien plus de publicités à la télé.

3. Plus de 1.000 lecteurs ont bien eu raison de déposer plainte

Le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) constate trois exemples de manque de « responsabilité sociale » dans notre presse

Plus d’un milliers de lecteurs francophones de Belgique se sont mobilisés et ont déposé des plaintes (deux pour le quotidien La Dernière Heure, une pour le groupe SudPresse qui publie notamment La Meuse ou La Capitale).

Après enquête et travaux qui ont duré près de huit mois, le CDJ a épinglé ces deux titres de presse pour leur manque de « responsabilité sociale », à chaque fois à propos de la question des réfugiés.

- 1 : La Dernière Heure publie dans son édition papier du 15 octobre 2016 des excuses pour sa couverture du 20 mai 2016 sur « les test osseux ». C’est une première ! Car d’habitude les rectifications sont reléguées sur une page du site internet même si la faute a été commise dans l’édition papier.

Mais c’est la page 2 qui a été choisie par La Dernière Heure pour cette publication alors que le texte contesté figurait en page une. Impossible donc de rectifier en couverture? Cela serait trop accablant? 

Pourtant la logique devrait être que les rectificatifs soient placés là où le mal a été commis. En effet, le public qui survole les couvertures sans acheter ce journal (en librairie, dans les cafés, en bibliothèque, etc.) doit aussi être informé de la façon dont il a été trompé. Pareille exigence aurait aussi un rôle préventif.

- 2 : SudPresse relaie le 21 octobre 2016 un avis du CDJ sur son site web relatif à sa couverture « invasion de migrants » du 24 février 2016.

Le CDJ a constaté que cette « une » qui évoquait une invasion de migrants menaçant la côte belge n’a pas respecté la déontologie journalistique en présentant comme un fait avéré ce qui n’était qu’une crainte du ministre de l’Intérieur.

L’organe d’autorégulation a relevé la récidive de cette pratique contraire à la déontologie dans le chef du média. Il a également estimé que cette « une » qui procédait par généralisation et dramatisation excessive stigmatisait particulièrement les migrants, en les assimilant de manière générale à un danger. Ce faisant le média a manqué au principe de responsabilité sociale qui lui incombe.

L’avis complet du CDJ peut être consulté ici (en PDF).

- 3 : La Dernière Heure publie le 24 octobre 2016 sur son site l'avis du CDJ à propos de sa couverture du 13 mai 2016 (les cartes d’identité).

C’est un lanceur d’alerte d’une nouvelle sorte qui a coordonné cette action pour notre presse écrite: Stéphane Vanden Eede.

Il a su rassembler, en collaboration avec le Réseau Adès (http://www.reseauades.net) et les huit centres régionaux (wallons) pour l’intégration un millier de lecteurs qui ont dû prendre le temps de déposer plainte, de réfléchir à ce que signifie la liberté d’expression, d’argumenter, etc.

Si vous souhaitez rejoindre ce mouvement complètement inédit par son ampleur, voici son courriel : stephane.vandeneede@gmail.com

Il est utile que naisse enfin une asbl qui organiserait une veille sur le long terme, proposerait des évolutions structurelles pour tenter d’assainir certains constats récurrents, représenterait les intérêts pour davantage de déontologie des usagers auprès des autorités politiques, ferait le suivis de tous ces dossiers, etc.

Et pourquoi ce ne serait pas une association qui serait chargée de représenter les intérêts des usagers des médias subsidiés en Fédération Wallonie-Bruxelles (de nombreux organes de la presse écrite, les télés locales, la RTBF, etc.)?

4. Réservez déjà votre 8 décembre

Jusqu’au 8 décembre, des nocturnes gratuites ou, plus souvent, à bas prix, sont organisées, en général de 17H00 à 22H00, chaque jeudi soir, au moins dans cinq musées différents à Bruxelles. Indispensable de découvrir la « brochette » de la semaine.

Hélas, deux heures en moins sont prévues pour le musée Constantin Meunier qui ne sera accessible à tous le jeudi 8 décembre que de 17H00 à 20H00 dans le cadre de ces Nocturnes des Musées. Son entrée sera gratuite.

Il y aura une visite guidée en français à 18H30 sur réservation : reservation@fine-arts-museum.be

Travailleurs et étudiants, ce sera l’une des rares occasions où vous pourrez cette année découvrir ce petit joyau, selon un horaire qui vous est accessible. Le Musée Wiertz n’aura pas cette chance.

Venez nombreux ce 8 décembre, montrez que vous êtes attachés à cette perle de votre patrimoine que les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique maltraitent tant (voir le point 3 de la présente newsletter). Une visite qui est en même temps une prise de position politique. Un plaisir double: admirer et revendiquer.

5. La tirelire, un « outil très efficace » si peu utilisé

Le musée BELvue n’est plus le même. Situé à côté du Palais Royal à Bruxelles, il a mis au placard son rôle de témoin de l’histoire de nos rois et reines pour devenir la vitrine de l’évolution et de l’avenir des Belges (http://www.belvue.be/fr).

J’ai envoyé la lettre suivante à sa direction : « (…) J’ai découvert votre nouveau concept et j’ai adoré. C’est très étonnant : à l’inverse de ce qui se passe d’habitude, les visiteurs qui ne se connaissent pas commencent à se parler. Je pense que c’est parce que, notamment dans la galerie des objets, ils découvrent des traces de leur passé et donc ont envie de partager leurs souvenirs, puis leurs réflexions actuelles, avec d’autres (…) ».

Ensuite, j’ai adressé trois plaintes (constructives) au musée BELvue. Les voici avec les réponses qui m’ont été proposées.

1 : Un manque de précisions dans votre tarification senior.

MA PLAINTE : Depuis quelques années les seniors sont malmenés. En Belgique, ils avaient droit depuis de nombreuses années à des réductions dès 60 ans. 

Depuis peu, si en Wallonie, cet âge précis (60) reste maintenu de façon majoritaire, les musées fédéraux Bruxellois sont passés à 65 ans, et BOZAR à 67 ans. 

Il devient donc indispensable, si l’on veut respecter le visiteur et son droit à une information précise avant qu’il effectue son choix de venir visiter ou non telle institution muséale, d’indiquer dans la tarification à côté du mot « senior » l’âge précis appliqué dans le musée.

LA RÉPONSE : L’âge de 65 ans est mentionné sur le panneau des prix à l’entrée, mais n’était effectivement pas repris sur notre site Internet. C’est maintenant chose faite.

2 : La gratuité du premier dimanche malmenée

MA PLAINTE : La gratuité du premier dimanche du mois peut permettre à de nouveaux publics de découvrir votre institution ou à des publics déjà sensibilisés d’y (re)venir plus fréquemment (on passe d’une « visite consommation » où il faut tout voir car on ne veut payer qu’une seule fois à une « visite contemplative » où on prend son temps, quitte à revenir plusieurs fois).

Pour arriver à ces fins, le public doit être particulièrement bien (et régulièrement) informé de cette gratuité rare (12 jours par an). Sinon, on passe à côté des effets positifs de ce « manque à gagner » financier mensuel (soit la rentrée moyenne d’un dimanche payant) et ce n’est donc pas une bonne gestion économique de l’institution.

Voilà pourquoi je suis étonné de découvrir que, mise à part l’annonce de cette gratuité sur votre site internet, les efforts pour la promouvoir sont bien légers et guère attractifs. 

Depuis que vous avez démarré cette gratuité, j’ai, à plusieurs reprises, en simple usager, signalé à l’accueil de votre musée, en vain, qu’elle n’était pas mentionnée de façon visible dans le hall d’entrée (la tarification sur le grand panneau en verre l’omet). Il en résulte aucune évolution en plusieurs années. Ne me faites pas croire que l’organisation de votre musée soit bureaucratique, ni que les remarques faites par le public au bureau d’accueil ne remontent pas jusqu’à la direction!

D’autre part, alors qu’un public nombreux se promène aux alentours notamment pour découvrir le Palais Royal, le panneau situé en plein air ne l’indique pas non plus.

Le jour même de la gratuité, un tréteau informatif bien placé proche de la rue pourrait s’avérer extrêmement efficace…

Plus grave encore, le dépliant « La Belgique surprend! » présentant votre nouvelle exposition omet de signaler cette gratuité mensuelle. 

Pourriez-vous m’indiquer comment vous pourriez remédier à ces manques?

LA RÉPONSE: Nous avons opté de mentionner la gratuité le premier dimanche du mois sur notre site Internet et sur les réseaux sociaux car ceci entre, selon nous, dans les aspects de notre programmation. Nous avons d’ailleurs organisé le premier dimanche de septembre la fête de la gratuité avec Arts & Public, journée qui fut un succès. C’est une initiative à laquelle nous prenons part volontiers, et les chiffres des visiteurs ces dimanches en témoignent.

Nous allons étudier la faisabilité d’un panneau à placer ces jours-là devant la porte pour mieux renseigner les visiteurs dès leur arrivée.

3 : Pas de tirelire

MA PLAINTE : Je regrette l’absence, uniquement les premiers dimanches du mois, d’une tirelire attractive à la sortie du musée. Elle permettrait au public heureux des découvertes faites dans votre belle institution de vous offrir de l’argent, me semble-t-il. 

C’est pédagogique: le public n’est plus consommateur, il devient un mini mécène et un ami du musée. Permettre cette attitude au public relève de l’éducation permanente la plus précieuse. 

Certaines expériences faites à Gand ou à Paris montrent l’intérêt de cette formule. La quinzaine de musées de la ville de Paris qui pratiquent la gratuité quotidienne proposent des tirelires à leur sortie. Une expérience menée à Gand au Musée d’art Contemporain (le SMAK) a démontré que la tirelire pouvait amasser autant, et parfois même davantage, que les sommes récoltées avec des entrées payantes. J’en parle dans mon livre « Les Musées aiment-ils le public? » (éditions Couleur Livres), page 100 et 101.

LA RÉPONSE : Le musée BELvue est géré par le Fonds BELvue, un fonds de la Fondation Roi Baudouin. Si les visiteurs souhaitent nous soutenir, ils peuvent faire un don au Fonds. 

Nous ne souhaitons dès lors pas faire appel au don par l’intermédiaire d’une tirelire, outil très efficace par ailleurs, nous en convenons, pour inciter les visiteurs à être impliqués dans la vie d’une institution muséale.

6. « Les droits de notre public culturel sont menacés »

J’ai participé à des réunions de travail à Namur et à Bruxelles à propos des ateliers de la Coupole «Nouvelle Gouvernance Culturelle » initiée par nos deux dernières ministres de la culture (CDH) et j’y suis intervenu sur le sujet « Droits des créateurs, des opérateurs et des usagers ».

À deux reprises, j’y ai présenté le témoignage suivant que j’ai titré « Les droits de notre public culturel sont menacés ». J’espère qu’il figurera en bonne place dans les conclusions de ces travaux.

Extrait : (…) Le ministère de la culture, et ses ministres successifs, doivent défendre les intérêts de tous les intervenants de cette discipline: certes les artistes et les producteurs… mais aussi le public. Ce dernier est le plus souvent le moins bien servi car il n’est pas organisé en lobby. Qui s’intéresse à ses droits? À contre courant et d’une certaine façon novateur, feu l’administrateur général de la culture Henry Ingberg l’avait bien compris. Il y a une bonne dizaine d’années, il déclara : « Le rapport à l’usager est un véritable enjeu. Jusqu’à présent, l’autorité publique n’a pas pris en compte cette problématique de manière systématique et organisée. Il y a là distorsion par rapport à une amplification des pratiques de loisirs par la collectivité ».

Une première évolution, unique au monde, sera l’élaboration pendant une année de négociation du « Code de respect des usagers culturels » et son adoption le 3 février 2006 par le gouvernement. Quinze droits du public culturel y sont affirmés. Par exemple: l’obligation pour les diffuseurs subsidiés de répondre aux plaintes écrites du public dans le mois et de manière détaillée. Un premier outil concret qui oblige de dialoguer.

Une dizaine d’années plus tard, le « Code » reste totalement d’actualité mais est entré en léthargie. Pour qu’il se réveille et puisse mieux tendre à ses objectifs, il convient:

1 : Que le public culturel connaisse enfin son existence, ce qui n’est pas le cas actuellement puisqu’il n’a plus été médiatisé après l’annonce de sa création. 

Bien conscient de l’utilité de développer une information récurrente, le ministère (sous la plume à l’époque de Christine Guillaume) a annoncé en 2010 comme première étape la confection « d’une affiche attractive ». Jusqu’à présent, celle-ci n’a jamais vu le jour. Entretemps, combien de centaines, voire de milliers d’activités culturelles ont imprimé, à juste titre, des affiches grâce à leurs subsides… Deux poids deux mesures donc entre diffusion culturelle et droits de ses usagers.

2: La Belle au bois dormant semble s’être installée sur cette thématique au ministère de la Culture. Certaines plaintes d’usagers n’ont fait l’objet d’aucun suivi, comme si le Bureau de conciliation qui devait les traiter s’était évaporé (plusieurs de ses membres n’en font plus partie pour diverses raisons, no

3 : À la naissance du Code, étaient annoncés un rapport annuel, une identification des problèmes récurrents dans le secteur, etc. Il était même question qu’il soit évolutif. 

Dans le concret, rien n’a évolué en une dizaine d’années. D’où l’intérêt de faire part ici de quelques propositions constructives qui permettraient peut-être d’en améliorer et d’en développer le contenu. C’est essentiel car le secteur culturel évolue sans cesse et il est indispensable de rester sur ses gardes pour que le public conserve ses droits (s’ensuit quelques propositions d’amendements).

Autant de points peu onéreux à mettre en place rafraîchiraient ce « Code » qui doit constituer un rempart pour empêcher une trop grande industrialisation risquant d’appauvrir le « supplément d’âme » qui caractérise les matières culturelles. Il s’agit donc d’une simple volonté politique pour le mener à bien. Respectons les électeurs qui sont si souvent également des usagers culturels (…) »

7. Les petits musées ont aussi droit à leur promo

Pour la troisième année consécutive, une belle publication de 48 pages décrivant la vie de nos musées a été encarté dans Le Soir du samedi 29 octobre dernier à l'initiative d’Arts & Publics et de PointCulture.

À partir du 8 novembre, cette brochure intitulée « Regards sur les Musées » sera également diffusée dans les bureaux publics de nombreux partenaires : PointCulture, UCM, Smart, les bibliothèques de la Fédération Wallonie-Bruxelles, etc. Voilà donc où vous pourrez vous la procurer.

Quand on sait quelle énergie coûte pareille opération, on prend conscience qu’il s’agit bien d’un véritable exploit pour la démocratisation de la culture à Bruxelles et en Wallonie.

Une gratuité rare (douze fois par an) constitue un outil peu onéreux et précieux (qui a mis plus d’une dizaine d’années pour se structurer avec extrêmement peu de moyens) surtout lorsqu’elle est médiatisée auprès du plus grand nombre car, ainsi, elle peut atteindre un public plus large et susciter une première sensibilisation culturelle auprès de nombreux nouveaux visiteurs.

Outre toute une série d’articles ainsi que la liste complète des musées gratuits chaque premier dimanche, elle propose un point sur les autres gratuités (« premier mercredi du mois » des musées fédéraux, « dernier mercredi du mois » des musées d’Anvers, etc.) ainsi que l’agenda 2016-2017 des fêtes de la gratuité organisées par l’asbl « Arts & Publics», la cheville ouvrière de toute cette opération. Une brochure-amie à conserver donc précieusement jusqu’à la parution de la quatrième édition, et même au-delà!

On connaît déjà nos grands musées. Ceux-ci disposent de moyens, bien sûr pas assez importants, mais quand même conséquents, pour assurer leur promotion. 

L’intérêt de « Regards sur les Musées », c’est de vous faire découvrir, aux côtés de ces grandes institutions, l’existence de musées de taille moyenne et même les plus petits parfois tout aussi attachants.

8. Ce que vous en pensez

À propos de la pétition « Non à l’asphyxie des musées Constantin Meunier et Antoine Wiertz », près de 900 signatures (début novembre 2016) en relativement peu de temps pour une pétition de ce type (culturelle, pas émotionnelle ni sensationnaliste, abordant le sort concret par deux mesures techniques de deux petits musées, extraordinaires certes, mais emprisonnés dans le quasi oubli par une non médiatisation quasi systématique), pétition initiée par un visiteur (actif certes, mais seul) et réalisée sans aucun moyen financier, m’ont étonné… et rassuré.

Bientôt 900 personnes, soit quasi trois années de fréquentation du Musée Wiertz (selon le quotidien L’Avenir, sa fréquentation moyenne par semaine serait de 6 visiteurs).

De plus, cet « audimat » (le nombre de signataires) se double d’un passionnant « qualimat » : l’intensité des réactions du public qui se découvre en lisant leurs commentaires.

On s’approche de deux cents remarques positives qui émanent des usagers-signataires.

Aucune ne remet en question les deux propositions suggérées:

1 : passer de 4 jours d’ouverture en semaine à 2 jours accessibles à tous (le samedi et le dimanche)

2 : offrir une médiatisation à ces deux petites institutions qui soit comparable à celles concrétisées pour leurs trois grands frères (Musée d’Art Ancien, Fin de Siècle et Magritte).

Ces réactions sont extrêmement encourageantes. 

De nombreux citoyens aiment leur patrimoine et veulent qu’il soit respecté. 

Ils considèrent aussi que la culture est un remède aux maux de notre civilisation et exigent que le monde politique en tienne davantage compte. 

Enfin, ils ne s’enthousiasment pas que pour les grandes expositions qui font la « une » de tous les grands médias. Ils vénèrent aussi nos artistes que certains veulent enterrer une seconde fois.

CE QU’ONT ÉCRIT LES SIGNATAIRES DE LA PÉTITION :

Ces musées méritent d'entrer dans l'ère moderne, que diable!

Je souhaite voir préserver notre patrimoine artistique.

Ces 2 musées font partie de notre patrimoine et sont magnifiques. Il est très important de permettre à un plus large public de les découvrir.

Je signe parce que la culture c'est la vie, parce que les musées sont l'histoire de nos vies sur terre.

Le patrimoine artistique et culturel fait partie de l'âme d'un peuple.

Je signe parce que j'estime que les heures d'ouverture actuelles de ces musées sont un non-sens. Vive la culture accessible à tous le weekend !

Je trouverais extrêmement dommage que ces musées ne soient pas valorisés alors que des solutions peu coûteuses existent. Cela fait partie de notre patrimoine !

Parce que préserver ces musées est à la fois conserver une part négligée du patrimoine bruxellois et protéger les œuvres de deux artistes majeurs du dix-neuvième et du début du vingtième. Rappelons-nous le temps mis pour reconnaître les qualités de Félicien Rops...

J'adore Constantin Meunier.

Ik houd heel veel van Constantin Meunier die een groot schilder en beeldhouwer van het gewone volk was.

Art and beauty will save the world.

Je signe pour demander une réelle politique de soutien des musées fédéraux.

Antoine Wiertz a eu un lien particulier avec la ville de Dinant et, de toute façon, je veux défendre les petites entités à côté de gros musées où l'on investit de façon trop importante.

Je signe parce que la culture est l'art du vivre ensemble et que cela en vaut la peine.

En ce qui me concerne, est-il encore utile que je commente ma position?

Ces deux musées sont des bijoux du patrimoine bruxellois et mondial et mériteraient une réelle mise en valeur et un accès au plus grand nombre.

Je signe parce que la culture est un carburant indispensable, aujourd'hui plus que jamais.

Deux géants de l'histoire des arts belges....

Il n'y a pas de raison valable de ne pas donner la même chance à tous les musées aussi petits soient-ils, surtout si les solutions sont connues et simples…

J'adore l'univers de Wiertz.

La culture est le rempart contre la médiocrité.

Par solidarité.

Je signe parce que la culture est un domaine trop souvent maltraité et pourtant vecteur d'entente, de rencontre, de richesse.

J'adore Constantin Meunier.

L'accès à la culture, c'est la nourriture et la spiritualité de l'Humain !

Parce que cela va de soi.

Je trouve votre proposition très bonne.

Juste cause, juste combat.

Car je suis restauratrice d'œuvres d'art et que je trouve ça important la diffusion de l'art et des petits musées.

Excellente proposition : en semaine en groupe payant.

J'ai encore de beaux souvenirs (et de belles photos) de la visite du musée Wiertz. Pourquoi le laisser croupir?

Libérez Babar!!!

Deux musées superbes, et peu connus ...

L'exercice du regard est la meilleure antidote contre l'anémie de l’esprit.

Je suis une justicière.

Ces musées sont extraordinaires et font partie de ma longue vie en Belgique.

Asphyxie de l'accès à la culture en général! Les centres culturels se battent aussi pour maintenir leur raison d'être. "Un peuple sans culture est un peuple sans âme », Anthony Biakolo.

Ces deux musées sont des lieux précieux et parce qu'il est important de préserver la place des arts dans notre quotidien.

La vie sans art est impossible.

Je signe parce que quand un gouvernement n'a comme objectif que de trouver des euros, il sacrifie les plus démunis, la culture, et laisse l'argent diriger le pays. C'est lamentable.

La culture doit pouvoir être accessible à tous. Il vaut peut-être mieux avoir une population inculte pour faire passer le capital? On trouve dans ces musées d'excellentes expositions et ils mériteraient d'être plus connus. Bien à vous.

Wirtz est un immense peintre « pompier »! Son musée sort de l'ordinaire. Meunier, un merveilleux sculpteur. À redécouvrir.

La culture est un enjeu majeur.

Ces deux musées ont su conserver un petit air intemporel qu'il faut mettre en avant en favorisant leur fréquentation.

Deux joyaux de deux de nos plus grands artistes à mettre d'urgence en valeur.

Musée unique en son genre avec un personnel passionné, compétent et accueillant.

Je signe.

Quels musées extraordinaires! Rendez-les plus accessibles!

J'adhère à cette revendication d'une évolution muséale. Les musées Constantin Meunier et Antoine Wiertz doivent être valorisés, promus et rendus accessibles aux jours et heures adéquats.

Ces musées sont magnifiques et uniques.

J'ai visité les deux musées à plusieurs reprises et je m'y suis trouvé chaque fois tout seul. Quel gaspillage!

Stop à la dégradation de notre patrimoine culturel.

Je suis fan du musée Wiertz. Ce rare artiste romantique belge mérite une visibilité internationale. Son atelier est un lieu unique et inoubliable.

Ce sont des petits musées mais ils font partie du maillage culturel et ils complètent le musée « Fin de siècle ». Le musée Constantin Meunier ne pourrait-il pas être associé d'une manière ou d'une autre au Musée Horta qui a une fréquentation extraordinaire bien que petit lui aussi. Il y a sûrement des passerelles possibles entre le communal et le fédéral. On pourrait également voir ce qui marche ailleurs (maisons d'écrivains, de peintres,…).

Constantin Meunier est - pour moi - un artiste fascinant, avec des thèmes qui me vont droit au cœur, la dignité qu'il sait mettre dans les visages de ses sculptures est inégalée.

La culture élève l’homme.

Que vive l’art.

Les « petits » musées ne doivent pas être sacrifiés et c'est un devoir de l'autorité publique de les soutenir.

La décadence.

La culture doit être accessible à tous.

Parce que le sort des musées belges et bruxellois m’intéressent.

Les musées, et la culture, le meilleur moyen de lutter contre la barbarie et la bêtise humaine. Musée Wiertz, musée exceptionnel pour un grand artiste Belge !

Une honte de plus dans le ciel d'un si petit pays.

Tout est dit dans l’article.

On a beau jeu de critiquer la destruction des Bouddhas de Bâmiyân de l'autre côté du monde quand on sacrifie notre patrimoine pour quelques dollars de plus.

En tant que guide touristique, il me semble important de mettre en avant notre art et notre patrimoine. Le rendre accessible et compréhensible à tous devrait être une priorité.

Leve het gezond verstand!

Plus de budget pour les musées Meunier et Wiertz, sauvegarder et valoriser le patrimoine bruxellois, favoriser et offrir plus de culture… c'est lutter contre le racisme et le fascisme!

A signé.

La culture, c'est la vie !

Parce que j'ai un excellent souvenir de ma visite au Musée Wiertz.

Bravo et merci aux initiateurs de cette proposition constructive dans le droit fil de la pensée de Constantin Meunier.

Un manque de volonté politique uniquement.

Je désapprouve la politique culturelle dans ce pays, particulièrement pour ce qui concerne la gestion du patrimoine et des musées.

Très belles mémoires d’artistes dans ces deux lieux.

J'ai connu un ancien conservateur du Musée ainsi que sa femme. Des personnes adorables. Ainsi, j’ai pu faire une visite de ce musée sous sa tutelle, suivie par une sympathique réception dans le jardin du musée. Un tellement beau souvenir. J'avais 17 ans !

Je signe parce que ces deux musées sont des « bijoux ».

Pourquoi ne pas ouvrir le samedi ? Ne fût-ce que le matin ?

Nos musées fédéraux sont en péril et mal gérés. Presque six ans que le Musée d'Art Moderne est fermé.

Bruxelles ne manque pas de musées un peu oubliés et de collections quelquefois peu connues. Évidemment, ceux sur lesquels nous sommes ici alertés sont emblématiques.

Notre culture sombre peu à peu, pour des questions de gros sous.

Il s'agit en fait, là, de deux joyaux qui mériteraient de bien plus de considération de la part des autorités fédérales. Et, pourquoi pas, un soutien de la Commune d'Ixelles pour autant bien évidemment que celle-ci puisse être mêlée aux décisions à adopter, telles celles préconisées dans cette pétition, pour donner à ces deux musées l'occasion de rayonner comme ils ne manqueraient pas de le faire s'ils étaient traités à l'unisson des autres.

Je n'ai jamais pu les visiter! Et je le regrette.

Parce qu'il est essentiel de promouvoir notre patrimoine, ces artistes exceptionnels témoins de notre histoire… puisque les « politiques » n'agissent pas, à nous de tenter quelque chose, ne fut-ce qu'une signature...

Pour la sauvegarde des musées.

Je suis artiste et je ferais bien quelques heures de gardiennage pour avoir un peu plus de quoi vivre et acheter de temps en temps une toile...

Je signe cette pétition pour que ces musées puissent être davantage ouverts pour une meilleure connaissance de ces artistes belges par notre public belge et européen.

Parce que ce sont deux des plus beaux musées de Bruxelles.

La culture doit être accessible à tous, notre patrimoine doit être préservé tels ces artistes exceptionnels témoins de notre passé. Alors, réveillez-vous les politiques svp !

J'aime ce musée, les tableaux peints sur place selon la grandeur des murs, dommage que d'autres ne puissent pas voir ce lieu unique. Juste à côté du musée des Sciences...

Il est essentiel de garder les musées car ils permettent un contact physique avec l’art.

Wiertz était certes grandiloquent et d'un pompiérisme quelque peu morbide. En cela c'est un peintre intéressant qui mérite mieux que le semi-oubli dans lequel on le relègue. Quant à Constantin Meunier, sa qualité sculpturale et la dimension humaine de son œuvre font de lui un des grands sculpteurs belges... Alors pourquoi négliger ces petits musées-ateliers témoins de la vivacité de l'art en Belgique au 19e siècle ?

Parce que j'adore ces deux musées singuliers et Wiertz est un immense artiste

Je trouve cette situation dommageable pour la transmission de la Culture.

Comme si on voulait vraiment la mort de la culture à Bruxelles. C'est inacceptable.

Inadmissible… plus personne ne sera cultivé! C'est une richesse de pouvoir détenir de telles œuvres.

La culture est indispensable à la vie.

La culture, ce n’est pas comme la confiture...

Il faut encourager ces musées à être connus.

Pour ces deux grands artistes, avant qu'on ne les oublie tout à fait.

Je signe parce que j'ai le plus grand respect pour le patrimoine exceptionnel de ce pays.

Parce qu'il est absurde qu'un musée ne soit pas accessible au plus grand nombre...

Parce qu'on commence avec ce qu'on qualifie de « mineur » pour continuer à raser toute une culture entière au profit du business....

Devinez !

Je n'ai jamais pu y aller à cause des horaires.

Les projets politiques ne parlent pas de culture, sauf quand ça les arrange.

La culture est oubliée par nos politiciens.

Le Musée Antoine Wiertz : un des premiers que j'ai visités avec ma classe d'école primaire ! C'était il y a bien longtemps...

Ce patrimoine appartient aux citoyens et est inaccessible la plupart du temps.

Gestion lamentable de nos musées bruxellois. En cause, la multiplicité des acteurs politiques.

Sans culture, tu meurs!

Étant sculpteur, j'ignorais l’existence de ces deux musées…

Que tous ceux qui signent la pétition commencent par visiter les musées... Et plusieurs fois sur leur vie. Ce sera déjà pas mal.

Après l'Italie qui a abandonné ses musées, voilà que la Belgique suit cette politique, un summum en terme d'images de marque de la ville auprès de tous les touristes d'un week-end et de tous les visiteurs.

Voilà deux superbes musées que j'apprécie particulièrement. Deux artistes trop méconnus.

Je signe parce que la culture est un excellent remède contre la bêtise et l'obscurantisme. J'ai visité ces deux musées et ils doivent pouvoir l'être encore... Le beau fait du bien!

Je connais bien le musée Wiertz, idéalement situé en plus, voisin de Parlement européen ... Pas un trou perdu, il me semble!

On se demande si on a encore un État digne de ce nom. Et cette incurie est criante en culture.

Bon sang de bien sûr…

Par évidence.

J'aime beaucoup ces deux musées. Les œuvres représentent tellement l'époque de ces artistes.

Pour un monde qui BOUGE.

Je suis un visiteur assez régulier de ces deux musées.

Ces deux musées sont très intéressants !

Il est important de garder la culture accessible pour tous.

À l'heure où l'on veut ouvrir un nouveau musée régional, il faut conserver ces pièces essentielles du patrimoine bruxellois.

Aller au musée gratuitement, ça nous coûte s’il faut prendre congé...

Pour que ça soit vraiment gratuit, il faut que ça soit le week-end !

Because we need those museums !!!

Je veux absolument aller (et faire) visiter ces deux musées, écrins d'une partie de notre patrimoine artistique et historique belge, mais que les horaires sont difficilement compatibles avec ma vie professionnelle et privée.

Je signe parce que je désire que ces deux musées soient enfin accessibles au public le week-end, et non plus uniquement en semaine, hormis le temps de midi.

Je signe parce que la proposition apportée est satisfaisante et qu'il s'agit de deux beaux musées.

La culture est primordiale.

J'ai visité le musée en le découvrant un peu par hasard et je l'ai trouvé très intéressant, de très belles œuvres et un patrimoine de notre pays, artistique et historique.

Ces deux musées méritent d'être mieux promus et plus accessibles !

Weil ich Kultur wichtig finde.

Je crois à la force de la transmission comme racine de l’invention.

Deux très grands artistes qui honorent notre patrimoine culturel et qui méritent notre plus grand respect. On n'a pas le droit de les mettre à l’ombre.

Je signe parce qu'il apparaît essentiel de ne jamais renoncer à la préservation d'un patrimoine particulier et ce, d'autant plus, que ces musées existent!

Situation honteuse, la culture doit être médiatisée de la même manière pour tous les musées et attirer les écoles en commençant par nos tout jeunes enfants. Notre patrimoine culturel est toujours question d'argent et non comme en France où l'on conscientise le public à la sauvegarde de son patrimoine. J'espère une suite à cette pétition.

Pour l'élargissement des horaires ou à tout le moins leur adéquation aux temps libres pour la curiosité... et l'ouverture du jardin au public

Loufoque ! Si ce n'est le week-end, quand une famille normale qui travaille peut-elle se rendre dans un musée???...

Good idea

Pour la défense de l'Art.

Il est essentiel de garder la mémoire !

Pareltjes van ons erfgoed moeten blijven bestaan en meer gepromoot worden. Wiertz is gewoon machtig.

En absurdie...

J’aime ces 2 artistes, j'aime ces 2 musées et je suis indignée qu'ils soient quasi inaccessibles au public alors que leur gardien et leur concierge y mène une existence pépère sans le danger d'être dérangés par des visiteurs. Seuls les groupes organisés et encadrés ont une chance de pénétrer dans ces bâtiments plein d'atmosphère et de trésors artistiques. C'est désolant.

Il n'y a ni petit, ni grand musée, tous sont notre mémoire!

J'aime la sculpture de Constantin Meunier…

It is a scandal that these museums are not open on weekends.

J'aurais voulu visiter ces musées mais les horaires étant impossibles, je ne les ai jamais découverts. Promotion, visibilité, horaires adaptés, animations scolaires. Les petits musées ont la cote, c'est plus intime et permet de découvrir l’œuvre et l'artiste. Ces 2 artistes sont très importants pour la Belgique. Partenariats, un peu d'imagination… SVP Merci

Ces musées ont le malheur d'être francophones. Cela ne plaît pas au pouvoir NVA.

Entièrement d'accord!!

Ces musées sont à voir absolument!

POUR QUE LE BON SENS SE FASSE ENTENDRE

Ces "petits" musées doivent avoir leur chance, ils sont une partie d'un patrimoine national qui n'est pas assez mis en valeur !

Je souhaite faire découvrir le musée Wiertz les WE et jours de congés.

Ouvrir des musées uniquement aux horaires de bureaux n'a aucun sens - c'est un gaspillage d'argent public sans aucune valorisation culturelle.

Je signe car j'aimerais pouvoir visiter ce musée. Je passe régulièrement devant mais c'est toujours fermé.

Je suis une grande admiratrice des œuvres de Constantin Meunier, sans parler que pour moi les musées sont essentiels pour toute société qui se respecte…  aussi, signer une pétition, c'est le moins que je puisse faire, cela et visiter autant que je peux ceux-ci…

À l'heure de la "civilisation des loisirs", penser uniquement à la préservation des horaires du personnel… qui sera bientôt au chômage si on n'invente pas une autre manière de faire ! c'est un peu limité comme conception de la culture !!!

Parce que je suis toujours bruxelloise et que ces deux musées m'ont charmé pendant toute ma jeunesse. Il faut les promouvoir car par leur petite taille ils enchantent tous les publics et ont un côte cosi très agréable et très particulier.

J'ai eu la chance de visiter le musée Constantin Meunier lors de mes études de romaniste.

J'en garde un superbe souvenir, une perception qui ne s'altère pas tant pour l'émotion ressentie à la vision des sculptures que pour la beauté de cet atelier baigné par la lumière naturelle.

C’est surréaliste !

Je trouve impensable que ces deux musées soient oubliés des responsables politiques et culturels qui le "gèrent" et aussi parce qu'ils ne sont pas accessibles pour la population qui travaille, étant fermés les week-end.

Je signe parce que c'est la moindre des choses que ces musées soient accessibles à l'ensemble du public.

Ayant eu la chance de voir ces deux musées, je souhaite aux autres d'en profiter. Ce sont encore des lieux porteurs d'un savoir faire! Merci.

Je signe parce qu'il est inadmissible de traiter le patrimoine avec un tel mépris. C'est un mépris pour les habitants de cette ville qui sont empêchés de pouvoir prendre soin de leurs richesses.

Je signe car il est important de faire valoir la culture et le savoir, il est important de pouvoir s’enrichir intellectuellement, de découvrir et admirer la beauté des choses, de l’apprendre a nos enfants, de s’émerveiller ou pas, d’apprendre à avoir un sens critique.

Wiertz et Meunier font parties de notre profonde mémoire.

L'accès au patrimoine culturel par tous les citoyens est encore plus important par ces temps qui courent. C'est une excellente manière de se faire rencontrer les esprits et les différences… C'est quelque chose de très "rentable" pour la société, nous en avons besoin.

Small is so beautiful !

 

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