semaine 27

Arno bonsoir

Chemins de traverse par Marcel Leroy, le 26 avril 2022

Photo captée sur l'écran de la télé lors de la soirée d'hommage de la RTBF, sur la Trois. Arno, à la fin de son ultime concert à l'Archiduc, un café de Bruxelles où il se sentait chez lui.

Arno a dit bonsoir à Oostende. Aux couchers de soleil sur la mer, dans la splendeur de la lumière des toiles de Spilliaert, son peintre préféré. Avec James Ensor. Pour son dernier concert, au café l'Archiduc, murmuré avec force terrible, il n'a pas chanté l' hymne à la cité de la Mer du Nord. Il a quasi fini avec "Dans les yeux de ma mère ", "Lonesome Zorro" et un autre titre dont le nom m'échappe. Arno a dévoilé l'épure de son oeuvre. Une guitare et un piano et sa  voix. Cette voix qui nous accompagne quand on marche dans la rue et ouvre la porte d'un café.Trempe unique. Poésie et  dérision, cafard et espoir. De loin en loin un sourire. Toujours. Du haut blues sans l'harmonica du grand rocker parti dans les terrains des vagues. Sur les traces des derniers chants de Johnny Cash, "Solitary man", vous entendez? En passant devant l'Archiduc à Bruxelles la voix d'Arno on la percevra mêlée à la rumeur de la ville européenne ouverte au monde. Comme l'Oostende d'Arno. Pour mémoire, voici la dernière strophe de la chanson de toujours qui conduira des gens au bord de la mer au crépuscule pour suivre les silhouettes des bateaux sur l'horizon...   

Ca rime à rien

Comme tous les soirs

C'est pas grave, demain

Sera un autre soir, oh

 

C'est pas grave, demain

Oostende, bonsoir

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