semaine 49

Police, justice et élections

Edito par Jean Rebuffat, le 04 novembre 2016

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Est-ce l'heure de Donald Trump? Le FBI, ou du moins son chef, fait tout ce qu'il peut... De quoi se mêle-t-il? Photo D.R. wikimedia.

Et si François Hollande, finalement, avait raison? Si la justice, jalouse de son pouvoir, aimait s'offrir le scalp des puissants de l'exécutif? Et pire, si la police, les services secrets, bref tout ce qui prépare l'accusation, s'ingérait dans les procédures électorales? La chasse à courre a commencé, tant en France qu'aux États-Unis.

Allons même encore plus loin: les fameux lanceurs d'alerte, tant portés au pinacle de l'esprit démocratique, y jouent leur rôle ambigu. Wikileaks et le FBI n'aiment pas Hillary Clinton, c'est clair. En France, on n'aime rien ni personne. Si François Hollande n'a pas besoin d'un coup de main pour être dézingué, s'en chargeant lui-même, même si nul ne remet en doute son intégrité personnelle, tout autour du reste, quel déballage! Ah, le calendrier a de ces hasards... De l'autre côté, on le leur rend bien. Acharnement judiciaire, manœuvredouteuse: l'homme politique gêné aux entournures se défile et affronte rarement de face, et ceci d'ailleurs bien au-delà de ce cas particulier. Pour s'en convaincre il suffit d'entendre les excuses insincères du commissaire européen Oettinger, l'homme qui n'aime ni les Chinois ni les Wallons. L'homme politique est un incompris ou un mal compris par essence. Et quand la machine le mouline, il trouve encore, comme Cahuzac, moyen de placer comme improbable paravent la politique comme raison de ses magouilles personnelles...

Certes il est sain que la justice fasse son travail et l'exécutif, le sien. Mais il est grand temps d'en revenir à Montesquieu et de séparer les pouvoirs réellement. Sinon plus personne n'aura confiance en rien. Les boulevards qu'on ouvre au populisme ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

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