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En collaboration avec les Presses Universitaires de Bruxelles

Portrait de Richard Tassart
"Street/Art", le blog de Richard Tassart

« Une campagne (présidentielle) plus drôle et plus citoyenne », Jaeraymie et Combo, avril 2017.

Le 12 avril 2017

Dans de précédents billets j’ai évoqué la remarquable campagne anti-Trump organisée et mise en œuvre par un street artist américain, Shepard Fairey. Les journalistes politiques étatsuniens considèrent que sur un mandat de 4 ans, les deux dernières années sont consacrées à la campagne suivante. La France n’est pas en reste ; la campagne dure, dure, avec ses scandales, ses révélations, ses primaires, ses débats, ses polémiques. Elle est scandée par les informations publiées par « Le canard enchaîné » le mercredi, les démissions des ministres, les ralliements attendus, ceux qu’on n’attendait pas… Chacun, à moins de deux semaines du premier tour,  comprend que rien ne sera plus comme avant ; « Cours camarade, le vieux monde est derrière toi ». Le Parti Socialiste explose, les Républicains, d’après les sondages, ne seraient pas au second tour, le Front National est aux portes du pouvoir, le candidat de la France insoumise pourrait créer la surprise et être au second tour.

C’est dans ce contexte d’une extrême tension que deux street artists, Combo et Jaeraymie collent sur les panneaux électoraux de drôles d’affiches (ou des affiches drôles). Des affiches électorales : « Votez, Juste Le Blanc », « La France festive avec Marion Cotillon » par exemple. Les candidats sont Pinocchio, Schtroumpf Grognon, Duckenson , Peggy la Cochonne, la petite Sirène.

Des affiches qui reprennent les codes graphiques des candidats (ou d’anciens candidats dont les affiches sont restées fameuses comme La France tranquille de Mitterrand avec fond rural et clocher d’église signée Séguéla). Les noms des candidats de cette campagne pour rire sont des clins d’œil aux électeurs avertis : Pinocchio dont Jiminy Cricket n’a jamais été assistant parlementaire (François Fillon), la Petite Sirène « en nage » (Emmanuel Macron), Schtroumpf Grognon (Benoît Hamon), Peggy avec sa perruque blonde associée au logo de Marine Le Pen. A campagne atypique, conception originale. Combo « a demandé aux internautes de donner des idées de personnages et de slogan, et de voter pour les meilleurs. J’ai repris les idées qui avaient le plus de vote et j’en ai fait des affiches ».

A la galerie des candidats, Jaeraymie a ajouté Francis Huster  parce qu’il «  a joué Juste Le Blanc dans Le dîner de cons » et John Goodman, a good man, le candidat des gens gentils.

Une campagne alternative pour nos deux artistes pour faire rire et faire (enfin !) réfléchir en réaction à la vraie campagne parce qu’avec les « nombreux retournements, on ne parle pas du fond, on n’évoque pas les vrais sujets ». Réaction également à la langue de bois des débats, à l’omniprésence des experts de tous poils.

Une manière de donner la parole « aux vrais gens », d’utiliser le rire pour faire mieux comprendre, illustrer le ridicule d’une situation.

C’est maintenant un fait acquis, les street artists ont acquis une légitimité à parler politique. Combo a compris depuis le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo le pouvoir du rire ; on se remet d’une condamnation pour emploi fictif après une pénitence dans un pays éloigné et froid. On ne survit pas au ridicule.

Je ne sais pas vous, mais moi, je crois qu’il va y avoir des morts.

Image: 

Combo après avoir collé des affiches invitant à la coexistence des 3 grands religions monothéistes a été agressé par des militants d'extrême-droite.Une intervention radicale du street art français dans le champ politique.

Cendrillon (une référence supplémentaire aux"affaires" de F.Fillon.)

Des personnages de Disney et de la bande-dessinée, archétypiques, pour prendre de la distance par rapport aux "vrais"candidats.

Goodman pour représenter les gans gentils.

Le comédien Francis Huster pour illustrer le vote blanc.

Marion Cotillard sur fond de campagne riante en référence à l'affiche de Jacques Séguéla.

La Petite Sirène et les autres candidats.

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L'intérieur du hangar. Une fonction polyvalente. Les murs sont décorés de fresques.

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Un espace détente que les visiteurs s'approprient comme bon leur semble.

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Un "petit coin" aménagé pour boire un verre entre amis.

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La dalle (buvette, food trucks, hall of fame, skate etc.)

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La buvette (fresque de Madame)

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Superbe fresque haute de plus de 15m peinte par Swed Crew

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Détail d'un Corto Maltese (Jow.L)

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Les yeux, le nez et la bouche structurent fortement le visage, facilitant la compréhension.

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Au réalisme de la représentation de l’œil (iris, pupille, cils) s'opposent l'abstraction des lignes et l'arbitraire des couleurs.

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L'ensemble des surfaces est l'objet d'un traitement graphique comparable.

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Le fond garde une relative unité chromatique (traits bleu outremer sur fond bleu ciel)

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Hommage rendu par Hopare à un ami décédé. La ressemblance est imposée par la situation.

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Les références à Michel Ange sont déjà présentes dans cette version de la Création du Monde.

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La toile de Mesnager accrochée dans la nef de l'église Saint Merry.

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La version du Jugement Dernier exposée dans une église a une dimension incontestablement religieuse.

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Détail de la partie droite de la toile. Au centre, le Christ (sans sa mère, la Vierge Marie).Les "hommes blancs" sont indistincts. Les "intercesseurs" ne sont pas identifiés (martyrs, Vierge Marie, pape etc.)

Le belvédère a été conçu pour offrir aux visiteurs un remarquable panorama de Paris.

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Les enfants sont au centre du projet de Seth.

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Exemples de carreaux de mosaïque.

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Les alternances de couleur "signent" l’intervention de l'adulte.

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Le tronc fédère les branches et les feuilles.

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Exemple d'une feuille.

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Détail de la table d'orientation.

Détail du côté gauche. Les grands aplats sont composés de fragments de forme irrégulière.

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Détail du côté droit. L'harmonie verte des fragments s'oppose au bleu des céramiques et à la blancheur des dents. Des galets ocres se marient au vert et au bleu.

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Détail de l’œil gauche. Toutes les surfaces sont l'objet de fines décorations.

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Sur fond de miroirs jaunes, un réseau noir, met en valeur une surface composée de millefiori et de "pastilles" céramiques.

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Le même motif est repris mais décliné dans une autre dominante colorée.

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L'intérieur du crâne, une rupture radicale (couleurs, motifs, etc.)

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Un ciel de nuit traité plastiquement de manière plus classique. Au centre géométrique, un croissant de lune. Un dessin "naïf" qui l'apparente à l'Art brut d'un Douanier Rousseau et du Facteur Cheval.

La forme noire, quasi humanoïde, est comme l'écorché d'un immeuble : des "habitants" sont dessinés au feutre fin.

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Une variation fantaisiste d'un portrait ; les yeux sont des visages.

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Un foisonnement des visages d'enfants. Deux postures sont privilègiées : de face et de profil.

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Une forme animale rouge, en aplat, recouvre partiellement des "dessins" d'enfants, des vrais et des réinventés.

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Un portrait en buste, mêlant trait et lettrage poétique en cursive.

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Une "figure" de l'ange.

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Une frise qui évite la narration et la répétition des motifs.

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